JO 2016: Les Brésiliens n'ont pas subi de contrôle antidopage depuis un mois (et ça énerve l'AMA)

POLEMIQUE Les Brésiliens se défendent en disant qu'ils ne pouvaient pas en faire car l'AMA avaient fermé leur laboratoire...

N.C. avec AFP

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Craig Reedie, le président de l'Agence mondiale antidopage, le 2 août 2016 à Rio.
Craig Reedie, le président de l'Agence mondiale antidopage, le 2 août 2016 à Rio. — CHINE NOUVELLE/SIPA

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a critiqué l'absence de contrôle antidopage des sportifs brésiliens dans le mois précédant les Jeux olympiques de Rio, dont la cérémonie d'ouverture aura lieu vendredi au stade Maracana. «Nous avons envoyé un courrier au ministre des Sports et au directeur général de l'Agence antidopage brésilienne pour manifester nos préoccupations et demander des explications pour savoir pourquoi les contrôles ont été arrêtés», affirme Rob Koehler, directeur adjoint de l'AMA dans une interview au quotidien britannique The Times.

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Les Brésiliens ont expliqué être dans l'incapacité d'effectuer des contrôles à cause de la fermeture du laboratoire de Rio par l'AMA. Le laboratoire de Rio avait été provisoirement suspendu le 24 juin en raison de problèmes de conformité, et pour avoir produit lors de tests de routine envoyés par l'AMA un résultat positif sur un échantillon négatif.

«Cette réponse ne nous satisfait pas. Et l'explication du changement de responsables au ministère et à l'Agence n'est pas acceptable, a encore dit Rob Koehler. C'était inacceptable que (les contrôles) s'arrêtent. Le fait qu'il n'y ait eu aucun contrôle est un vrai problème.»

«Ce n'était en aucun cas une décision politique d'interrompre les contrôles»

Pour le Pr Luis Horta, ancien directeur de l'Agence antidopage portugaise et ex-conseiller antidopage du Brésil avant de démissionner, le gouvernement brésilien a refusé une demande de visite de contrôleurs de l'AMA. «Le ministère des Sports et le Comité olympique (brésilien) faisaient pression sur nous en disant que nous empêchions les athlètes de s'entraîner à cause des nombreux contrôles», a aussi expliqué M. Horta.

Pour leur défense, les autorités brésiliennes ont avancé l'impossibilité d'effecter des contrôles car aucun laboratoire agréé par l'AMA n'avait accepté de remplacer celui de Rio. «Ce n'était en aucun cas une décision politique d'interrompre les contrôles», s'est défendu le ministère brésilien des Sports dans un communiqué transmis au Times. L'AMA a levé sa suspension du laboratoire de Rio le 20 juillet, juste à temps pour les JO 2016.