JO 2016: A 15 jours des jeux, le laboratoire de Rio enfin autorisé à contrôler les sportifs

DOPAGE Le laboratoire brésilien avait été suspendu le 24 juin, après un test de routine de l'agence mondiale antidopage...

A.Mag. avec AFP

— 

Le dopage dans le sport
Le dopage dans le sport — Jonathan Renaud de la Faverie, Aude Genet AFP Vidéographie

Le laboratoire de Rio (LBCD), qui avait été suspendu fin juin par l’Agence mondiale antidopage (AMA), pourra finalement officier pendant les JO 2016 (du 5 au 21 août).

Concrètement, cela signifie que les échantillons sanguins et urinaires pourront de nouveau être analysés sur place et sans risques.

« Cette réautorisation permet au laboratoire de Rio de reprendre ses analyses d’échantillons d’urine et de sang avec effet immédiat », a annoncé l’AMA dans un communiqué.

Le ministère des Sports brésilien s’en est immédiatement réjoui, assurant de son côté que « la confirmation du laboratoire comme institution responsable pour la réalisation des tests antidopage durant les Jeux olympiques et paralympiques de Rio 2016 renforce la confiance du ministère des Sports et de l’Agence brésilienne antidopage dans le travail fourni par le LBCD ».

Un mois de doute

Cette mesure clôt une parenthèse de près d’un mois ouverte le 24 juin, lorsque l’AMA avait jeté un froid dans le monde olympique en prononçant la suspension du laboratoire carioca, à 42 jours seulement des premiers JO tenus en Amérique du Sud. L’Agence estimait que le LBCD connaissait des problèmes de conformité : lors de tests de routine envoyés par l’AMA, il avait produit un résultat positif sur un échantillon négatif.

>> A lire aussi : Comment les autorités russes ont fraudé pour cacher les contrôles positifs de leurs athlètes

Depuis la fin juin, plusieurs laboratoires avaient été sollicités pour remplacer au pied levé celui de Rio s’il devait ne pas récupérer son accréditation. La Fifa avait opéré ainsi lors de la Coupe du monde 2014 alors que le laboratoire de Rio, déjà suspendu, n’avait pas encore récupéré son accréditation.

Le retour du LBCD dans le jeu intervient alors que le monde olympique retient son souffle concernant la Russie, après le désormais fameux rapport McLaren, accablant, produit en début de semaine.

>> A lire aussi : La Russie aurait mis un place un «système de dopage d'Etat sécurisé» lors des JO de Sotchi

Ces conclusions émises par une commission de l’AMA rendaient compte d’un système de dopage d’Etat à grande échelle organisé en Russie depuis 2011. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit se prononcer ce jeudi sur les recours intentés par des athlètes russes suspendus dans le cadre du scandale de dopage.

>> A lire aussi : Il faudra encore attendre pour savoir si la Russie ira ou non à Rio