JO 2016 : Les autorités brésiliennes annoncent un renforcement drastique de la sécurité suite à l’attentat de Nice

JEUX OLYMPIQUES L’attentat de Nice ayant causé au moins 84 morts a obligé les autorités brésiliennes à revoir leur dispositif de sécurité en marge des Jeux Olympiques 2016…

W.P., avec AFP

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Rio de Janeiro (Brésil), le 5 juillet 2016. Des militaires participent à des exercices sur le futur village olympique de Rio.
Rio de Janeiro (Brésil), le 5 juillet 2016. Des militaires participent à des exercices sur le futur village olympique de Rio. — VANDERLEI ALMEIDA / AFP

A Rio de Janeiro, il y aura une jurisprudence Nice. Deux jours après l’attentat de la promenade des Anglais ayant causé la mort d’au moins 84 personnes, le Brésil a décidé de renforcer drastiquement la sécurité des Jeux Olympiques 2016, qui se tiendront du 5 au 21 août.

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Plus de barrières et de contrôles

Avant l’attentat meurtrier de Nice, un durcissement de la sécurité avait déjà été évoqué, mais ne concernait que les points de contrôle. Aujourd’hui, le discours du Ministre de l’Intérieur, Raul Jungmann, est radicalement différent.

« Il y aura plus de barrières, plus de gens remarquables à l’extérieur [autrement dit des policiers], les détecteurs de métaux seront utilisés très fréquemment, et nous serons beaucoup plus rigoureux sur la surveillance et l’identification des personnes », a-t-il déclaré devant la presse brésilienne.

L’armée et la police militaire assureront la sécurité dans les zones à risque

Le nouveau schéma de sécurité interdira l’accès aux rues adjacentes aux installations officielles, tandis que dans un périmètre de 300 à 500 mètres de ces mêmes installations, la police militaire formera un « périmètre d’extrême sécurité. »

L’armée sera quant à elle chargée de protéger l’aéroport et les voies rapides de Rio de Janeiro. « On échange beaucoup de confort avec beaucoup de sécurité », se justifie de son côté le responsable du renseignement brésilien, Sergio Etchegoyen.

Un traitement spécial pour les délégations française et américaine

A noter que d’après Raul Jungmann, les délégations des différents pays ne seront pas toutes logées à la même enseigne en termes de sécurité. « Il y a un groupe de pays au niveau de risque plus élevé, comme les Etats-Unis et la France, puis un niveau intermédiaire, puis un niveau inférieur. Tous ceux qui intègrent le premier groupe, une petite dizaine de pays, auront un accompagnement spécial », a expliqué le ministre brésilien de l’Intérieur.

Le dispositif des personnels de sécurité, qui officiera à plein à partir du 24 juillet, mobilisera quelque 85.000 membres des forces de l’ordre - 47.000 policiers et 38.000 militaires - pour assurer la protection des 10.500 athlètes et des officiels, journalistes et 500.000 touristes du monde entier attendus pour les Jeux.