Rio 2016: Une exclusion totale des Russes des JO de Rio «n'est pas impossible»

JO 2016 L'ancien président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) a fait référence aux possibles révélations à venir...

20 Minutes avec AFP

— 

Les athlètes russes du relais 4 fois 100m, médaillées de bronze à Zurich lors des championnats d'Europe.
Les athlètes russes du relais 4 fois 100m, médaillées de bronze à Zurich lors des championnats d'Europe. — FRANCK FIFE / AFP

Aucun sportif russe aux JO de Rio? Il «n'est pas impossible» d'arriver à une exclusion totale de l'équipe de Russie des jeux Olympiques, et pas seulement des athlètes russes, a menacé dimanche Dick Pound, l'ancien président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), au Sunday Times britannique.

«Exclure toute l'équipe de Russie des JO de Rio (5-21 août) serait l'option nucléaire», a reconnu  Dick Pound auprès du Sunday Times.

De possibles révélations à venir

«Mais cela n'est pas impossible», a insisté le Canadien, fondateur de l'AMA, en faisant référence aux possibles révélations à venir de l'enquête diligentée par l'AMA, à la suite des aveux de Grigory Rodchenkov, l'ancien patron du laboratoire antidopage russe, aujourd'hui réfugié aux Etats-Unis, concernant un supposé système de tricherie organisé lors des jeux olympiques d'hiver de Sotchi en Russie en 2014, pour masquer des cas de dopage russes.

Pour l'instant, seuls les athlètes russes sont interdits de JO, après le maintien de la suspension de la Fédération russe d'athlétisme (ARAF) par la Fédération internationale (IAAF) vendredi.

Mais l'interdiction faite aux athlètes russes d'aller à Rio pourrait être étendue à tous leurs compatriotes, tous sports confondus, menace donc M. Pound, en faisant allusion à l'enquête menée par le Canadien Richard McLaren, suite aux accusations de M. Rodchenkov dans le New York Times du 12 mai. «Cette enquête a été ouverte après les propos de M. Rodchenkov, (...) or, il était assez haut placé dans le système russe pour savoir ce qui se passait», a insisté M. Pound, sous-entendant que le dopage dans le sport russe pourrait ne pas s'être limité à l'athlétisme.

«Disposer des preuves»

Cette enquête menée depuis mai par M. McLaren, par ailleurs professeur de droit au Canada et membre du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, en Suisse, devrait aboutir d'ici le 15 juillet.

Dans un premier jet de ce rapport, dévoilé vendredi par l'AMA, M. McLaren avait affirmé «disposer des preuves» permettant de démontrer que «le ministère des Sports russe était impliqué dans les instructions données au laboratoire (russe) de ne pas publier des résultats de contrôles antidopage positifs lors des Mondiaux 2013» d'athlétisme de Moscou.

Le même jour, vendredi, une enquête conjointe du Times britannique et du Frankfurter Allgemeine avait affirmé, via des sources anonymes, que deux personnes au coeur du système russe de lutte contre le dopage, dont M. Rodchenkov, aurait proposé en 2011 à la Fédération russe de natation de ne pas contrôler certains nageurs, moyennant une importante somme d'argent.