France-Russie : Les Bleus soignent leur retour au Stade de France

SPORT Avec quatre buts inscrits, l’équipe de France a confirmé son gros potentiel offensif sans malheureusement faire oublier ses lacunes défensives…

Nicolas Camus

— 

Les Bleus célèbrent leur victoire face à la Russie.
Les Bleus célèbrent leur victoire face à la Russie. — FRANCK FIFE / AFP

Ça y est, le laboratoire a fermé ses portes. Et la dépendaison de crémaillère a été une grande réussite. L’équipe de France a achevé mardi par une victoire contre la Russie (4-2) une période de deux ans de matchs amicaux, avec ses tests, ses différentes formules, ses analyses au microscope pour savoir quels sont les joueurs qui ont le plus de chance de faire l’Euro. La prochaine fois qu’on reverra cette équipe, fin mai, elle sera composée des 23 élus.

Cette dernière étape ne pouvait pas beaucoup mieux se dérouler. Le Stade de France, qui retrouvaient ses Bleus un peu plus de quatre mois après les tragiques événements de novembre, avait envie de faire la fête. Un tifo, une jolie banderole, des drapeaux par milliers, une première ola dès le quart d’heure de jeu, une Marseillaise… Rarement l’ambiance aura été aussi belle à Saint-Denis. Et les Bleus l’ont prolongée sur le terrain, malgré quelques nouveaux errements défensifs.

A lire aussi: "On n'est jamais à l'abri mais on veut passer une bonne soirée", témoignent les supporters des Bleus

Le cadeau d'anniversaire de Kanté

Comme aux Pays-Bas, ils ont démarré très fort. Kanté, pour son premier but en sélection le jour de ses 25 ans (8e), puis Gignac (38e) ont récompensé une très belle première période. Mais comme aux Pays-Bas, la seconde donnera matière à réflexion avec deux buts encaissés, dont un, encore, sur coup de pied arrêté (Kokorin, 56e, Tarasov 68e).

Heureusement, et c’est la confirmation de ce que l’on pressentait, le potentiel offensif des Bleus est immense. Payet s’est permis de nettoyer la lucarne russe d’un coup franc de 30m (64e), Coman est aussi talentueux que plein de sang-froid (76e). Quant à Griezmann, il est en train de prendre un poids considérable dans cette équipe. Ce n’est pas un hasard s’il a été le seul attaquant à débuter les deux matchs. Mais tous ceux qui ont évolué autour de lui pendant ces deux matchs se sont montrés à la hauteur. Les choix vont être difficiles pour Deschamps, mais personne, lui le premier, ne s’en plaindra. 

A lire aussi: Revivez la belle victoire des Bleus face à la Russie