Laporte prend de haut les critiques

REVENTE DE MAILLOTS L'entraîneur du XV de France a «la conscience traquille» et donnera la recette de la cagnotte à une association caritative...

S.A, d'après AFP

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La nomination de l'entraîneur du XV de France Bernard Laporte au secrétariat d'Etat aux Sports fin octobre couronnera l'ascension d'un ambitieux "petit gars" de Gaillac, curieux de tout et issu d'un milieu modeste.
La nomination de l'entraîneur du XV de France Bernard Laporte au secrétariat d'Etat aux Sports fin octobre couronnera l'ascension d'un ambitieux "petit gars" de Gaillac, curieux de tout et issu d'un milieu modeste. — Martin Bureau AFP

Receleur à but humanitaire. Bernard Laporte a assuré vendredi avoir «la conscience tranquille» à propos de l'affaire des maillots dédicacés vendus sur son site internet, en violation d'une charte signée en début d'année avec la Fédération française de rugby (FFR).

«Je trouve ça tellement bas que je n'ai pas envie d'en parler, a-t-il déclaré en conférence de presse. Je n'ai pas envie de me justifier. Je reverse l'intégralité de mon livre et l'intégralité des maillots. Le prix de vente ne m'intéresse pas. Ce que je veux c'est que mon expert comptable me fasse un rapport et ce qui reste est reversé intégralement à l'association Greffe de Vie [qu'il parraine depuis 2005].»

«Accord verbal»

«Heureusement pour moi que je n'ai pas besoin de vendre 20.000 livres et 10.000 maillots pour gagner ma vie», a ajouté le futur secrétaire d'Etat aux Sports. L'entraîneur du XV de France avait fait don à l'association de l'intégralité des droits d'auteurs qu'il a perçus sur son ouvrage «Le rugby m'a fait homme», avait indiqué jeudi à l'AFP le président de la fondation, Jean-Pierre Scotti.

Sur son site internet, Bernard Laporte propose 10.000 maillots de l'équipe de France dédicacés de sa main au tarif de 146 euros (dont 16 euros de frais de port), contre 75 euros dans le commerce. Son agent, Serge Benaïm, qui a dédouané jeudi l'entraîneur de toute responsabilité, a affirmé avoir obtenu un «accord verbal» de la Fédération française de rugby (FFR) pour monter l'opération, ce que dément formellement la FFR, dont l'accord est indispensable pour un tel projet.