Fifa: L'innocence de Platini est «d'une simplicité biblique» selon son avocat

FOOTBALL Pour une fois, le clan Platini est d'accord avec Blatter...

N.C. avec AFP

— 

Michel Platini à Nice, le 28 août 2015.
Michel Platini à Nice, le 28 août 2015. — VALERY HACHE / AFP

Me Thibaud d'Alès, qui a fait appel de la suspension de huit ans infligée à Michel Platini, a réaffirmé vendredi que son client n'avait fait que respecter les termes d'un «contrat oral» avec Joseph Blatter, président démissionnaire de la Fifa, qui a avancé les mêmes arguments jeudi sur RMC. «Les faits sont têtus, il s'agit d'un contrat oral passé avec la Fifa par le biais de son président Sepp Blatter, comme ce dernier l'a redit», a commenté le conseil du président de l'UEFA.

>> A lire aussi: «C'est trop facile de dire que c'est moi la bête noire», se défend Blatter

Blatter, également suspendu 8 ans dans le cadre de ce paiement controversé de 1,8 million d'euros au Français, avait déclaré jeudi sur RMC: «Un contrat peut être fait oralement. Platini est innocent. Comme moi. Il n'y a rien là-dedans. C'est une affaire comptable. Pas une affaire d'éthique. Il y avait un contrat qui existait. Et on doit l'honorer».

«La vérité est d'une simplicité biblique, il y a ce contrat oral, du temps qui s'écoule, une demande de paiement formalisée par une facture émise selon les instructions de la Fifa, et qui détaille le fondement de la créance, et un paiement par la Fifa», a conclu l'avocat de l'ancien capitaine des Bleus. Platini et Blatter ont toujours affirmé que le fameux versement en 2011 constituait le solde de la rémunération de la mission de conseiller réalisée par l'ex-triple Ballon d'Or auprès du président de la Fifa entre 1999 et 2002 sur la base d'un accord oral.

Le TAS en dernier recours

Les magistrats de la Fifa, eux, les ont jugés coupables le 21 décembre «d'abus de position», de «conflit d'intérêts» et de «gestion déloyale», écartant toutefois la charge de «corruption». Platini et Blatter ont fait appel devant la Fifa. S'ils n'obtiennent pas gain de cause par ce recours, ils pourront en dernier ressort saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, plus haute juridiction sportive.