PSG-Toulouse : Et pendant ce temps, Cavani continue de creuser sa tombe

FOOTBALL Titularisé en pointe, l’Uruguayen a été inexistant lors de la demi-finale de Coupe de la Ligue face à Toulouse…

Julien Laloye, au Parc des Princes.

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Cavani n'a pas brillé face à Toulouse.
Cavani n'a pas brillé face à Toulouse. — J.E.E/SIPA

C’est mal de tirer sur les ambulances, on sait. Encore plus sur les hôpitaux qui hébergent des cas aussi désespérés qu’Edinson Cavani. A se demander s’il ne devrait pas être pris en charge par la fondation du PSG dédiée « aux jeunes en situation sociale fragilisée ». L’Uruguayen n’est pas si vieux, après tout. Comment résumer son match face à Toulouse ? On peut recycler une vieille blague de Julien Cazarre du temps où l’humoriste n’était pas encore sur Canal +. C’était à propos de Dhorasoo et son passage au PSG : « Le type c’était David Copperfield. Totalement invisible. Tu te rendais compte qu’il était là quand on le remplaçait ». Raconté à l’oral, c’était drôle.

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Le problème avec Cavani, c’est qu’il est resté sur le terrain jusqu’au bout. En pointe, la place qu’il réclame en vain depuis son arrivée ? Le vide intersidéral, même s’il faut avouer que ses coéquipiers n’ont pas fait grand-chose pour aider. L’ancien napolitain a touché huit ballons en première mi-temps, une misère, et il a trouvé le moyen de sagouiner le seul centre potable de sa soirée, au tout début de match. Quand il n’est pas sur un côté, l’Uruguayen ne peut même pas défendre comme un chien pour justifier son salaire de prince émirati. « S’il a une mauvaise passe, c’est le lot de tout joueur professionnel l’a pudiquement défendu Benjamin Stambouli. Je l’aime bien, Il a beaucoup de qualités c’est quelqu’un de profond ».

De profondément attaché à ses vacances au pays, en tout cas, un épisode qui a laissé des traces dans le vestiaire parisien. Les cadres n’ont pas digéré et Laurent Blanc non plus. L’entraîneur parisien répète tous les samedis que Lucas a deux Neymar dans chaque orteil, ce qui finit par devenir suspect, et il est tout chafouin quand on l’asticote sur son attaquant en crise de confiance. Le valeureux confrère qui s’y est risqué en fin de conférence de presse n’a pas été déçu du voyage. « Pourquoi je parlerais du match d’Edinson ? Je parle de l’équipe, et l’équipe a bien joué. » Court silence. « C’est bon ? ». On fera avec.

Qu’en pense l’intéressé ? Pas moyen de se faire une idée. Cavani traverse la zone mixte avec le même sourire égal, juste assez respectueux pour ne vexer personne. Ce n’est pas Christiane Taubira qui repart de la place Vendôme à vélo en distribuant les attentions, mais à la fin, c’est une belle échappée quand même. Oh, il n’est pas le seul à larguer le peloton. Ibrahimovic, par exemple, ne cause à personne et ne s’embête pas à sourire. Mais le Suédois s’en fout, il a parlé là où ça comptait. Le Parc qui chante son nom au moment d’aller s’échauffer et une entrée pleine d’envie, comme un junior qui veut croquer chaque seconde. Tout ce qu’on aime bien chez Cavani, quoi. Avec le talent en plus.