Zinédine Zidane, «fier» et «ému», attaque sa première journée à la tête du Real Madrid

FOOTBALL Le Français est le nouvel entraîneur du mythique club espagnol...

A.M. avec AFP

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Zinédine Zidane avec sa femme et le président du Real Madrid, le 4 janvier 2015.
Zinédine Zidane avec sa femme et le président du Real Madrid, le 4 janvier 2015. — GERARD JULIEN / AFP

Zinédine Zidane, le nouvel entraîneur du Real Madrid, se jette à l'eau mardi pour sa première journée à la tête de l'équipe première, avec le double défi de remettre le club à flots et de s'affirmer en capitaine aguerri. Face aux joueurs, face au public, face à la presse, l'icône du football français va devoir prouver dès ses débuts qu'il est capable de ramener vers les sommets le Real, géant planétaire aux 10 couronnes de champion d'Europe.

Avec un entraînement ouvert au public à 11h puis une conférence de presse de présentation à 13h30, c'est un premier jour chargé qui attend Zidane, propulsé lundi soir sur le banc merengue après l'éviction de l'Espagnol Rafael Benitez.

«Fier» et «ému»

L'ex-meneur de jeu de l'équipe de France et du Real, âgée de 43 ans, ne sera pas dépaysé dans le petit stade Alfredo Di Stéfano du centre d'entraînement du club, dans la banlieue nord-est de Madrid: c'est l'enceinte où le Français dirigeait jusqu'à ce week-end les matches du Real Madrid Castilla, la réserve du club, avec une relative tranquillité.

Rien à voir avec le bouillonnement médiatique qui attend le Français au stade Santiago-Bernabeu, où la presse mondiale est attendue à la mi-journée pour assister aux premiers pas d'entraîneur du champion du monde et Ballon d'Or 1998. Se disant «fier» et «ému» lundi soir, Zidane a promis de se retrousser les manches dès mardi pour tenter d'éviter au Real Madrid le camouflet d'une deuxième saison consécutive sans trophée majeur.

«Je crois que tout va bien se passer»

«Je vais faire de mon mieux pour que cette équipe gagne à la fin de l'année», a assuré Zidane lors de sa nomination lundi soir. «Je vais tenter d'y mettre tout mon coeur. Je crois que tout va bien se passer.»

L'éviction de son prédécesseur Rafael Benitez après seulement sept mois a illustré la précarité du poste: 11 entraîneurs se sont succédés au cours des 12 années de mandat du président Florentino Pérez (2000-2006 et depuis 2009). «Pour moi, c'est une fierté de t'avoir à mes côtés parce que pour toi, le mot impossible n'existe pas», a lancé Pérez lundi soir.

Et les supporteurs du club merengue espèrent que «Zizou» aura autant de succès que le Barcelonais «Pep» Guardiola, qui a lui-même commencé par diriger la réserve du Barça avant de mener le club catalan à une ère de triomphes (2008-2012) avec un jeu léché et spectaculaire. A ce jour, Zidane dispose d'une expérience d'entraîneur relativement limitée: seulement 18 mois à la tête du Castilla.

Mais le Français a pour lui l'avantage de bien connaître les joueurs, qui l'apprécient: il était l'adjoint de Carlo Ancelotti (2013-2014) lors de la conquête de la «Decima», la fameuse dixième Ligue des champions du club. «C'est la meilleure personne pour le poste», s'est enthousiasmé sur Instagram l'Anglais David Beckham, ancien partenaire du Français au Real. «Il a de la volonté, de la passion et il n'accepte pas l'échec.» Ces qualités suffiront-elles pour renflouer une équipe à la dérive? Voilà Zinédine Zidane à la barre pour le démontrer.