Ligue 1: Troyes est déjà sur «un projet de reconstruction pour la saison prochaine»

FOOTBALL Le nouvel entraîneur de l'Estac, Claude Robin, ne se fait pas d'illusions...

N.C. avec AFP

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Les Troyens, largement derniers de Ligue 1, pensent déjà à la saison prochaine.
Les Troyens, largement derniers de Ligue 1, pensent déjà à la saison prochaine. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Les Troyens sont résignés. A quatre jours de son premier match sur le banc de la lanterne ropuge de Ligue 1, Claude Robin n'a pas promis de miracle. Le remplaçant de Jean-Marc Furlan parle même déjà de «projet de reconstruction pour la saison prochaine».

Quel sentiment vous anime au moment de faire vos débuts en Ligue 1?

Je ne suis pas carriériste, je n'ai jamais cherché à entrainer absolument en pro mais je suis très heureux d'être là, ce serait hypocrite de dire le contraire. Je me vois comme quelqu'un de fidèle, à la disposition du club, je ne me pose pas trop de questions. Je vais avoir 55 ans jeudi, je suis un «jeune-vieux» entraîneur. Je sais aussi relativiser. J'avais beaucoup appris de mon court intérim en 2009 (5 matchs). J'ai compris notamment qu'un bon entraîneur est un entraîneur qui gagne, c'est tout. Si ça ne se passe pas bien, je prendrai sans doute une claque mais j'ai envie de positiver au maximum».

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Quels sont vos objectifs, sachant que l'équipe n'a quasiment plus aucune chance de se maintenir?

On est parti sur un projet de reconstruction pour la saison prochaine. L'idée, à partir de ce qu'on a construit au centre de formation, est de créer un lien plus établi avec les pros. Pour que les jeunes qui ont des qualités puissent passer le pallier encore plus vite. Mais bien sûr, à court terme, l'envie de gagner des matchs est forte. La difficulté sera pour nous de préparer l'avenir en gérant au mieux le groupe actuel.

Comment comptez-vous redressez l'équipe qui n'a toujours pas gagné?

Pour l'instant, je me vois plus comme un donneur de confiance. La situation n'est pas facile et je sens le groupe affecté. C'est normal quand on ne gagne pas. Maintenant, ce sont aussi des professionnels, ils doivent prendre leurs responsabilités. Il n'y aura pas de grande révolution sur le plan du jeu. Je vais poursuivre sur ce qu'a fait le staff qui était en place pour le match à Reims (1-1) samedi dernier. En essayant d'amener encore autre chose, se servir des erreurs pour faire tourner le manque de réussite actuel.