Les supporters écrivent à Bernard Cazeneuve pour ré-autoriser les déplacements

FOOTBALL Ils sont interdits depuis les attentats du 13 novembre...

A.M. avec AFP

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Le Parc des Princes lors de PSG-Troyes, le 27 novembre 2015 à Paris.
Le Parc des Princes lors de PSG-Troyes, le 27 novembre 2015 à Paris. — FRANCK FIFE / AFP

Ils veulent revenir au stade. L'Association Nationale des Supporters (ANS) a demandé au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve l'arrêt des interdictions généralisées de déplacements de supporteurs, en vigueur jusqu'au 14 décembre. Ce courrier, daté du 25 novembre, a été envoyé avant le nouvel arrêté datant de dimanche, qui a prolongé ces interdictions générales jusqu'à la mi-décembre. Les déplacements de supporteurs avaient une première fois été interdits le 19 novembre, après les attentats à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts le 13 novembre. Cette interdiction avait été ensuite prolongée au week-end dernier en Ligue 1 et Ligue 2.

Une mesure «excessive»

Dans sa lettre, rédigée par son président, Pierre Revillon, l'ANS assure avoir «conscience que la situation actuelle commande l'emploi des forces de l'ordre à des tâches prioritaires et ne remet pas en cause ces impératifs», en pleine période d'état d'urgence. Mais elle juge «excessif le caractère général» de ces interdictions et demande donc qu'elles soient levées. A ce titre, elle estime «souhaitable de laisser le représentant de l'Etat dans chaque département déterminer les mesures adaptées».

 

Parmi ses autres souhaits, l'ANS demande à «participer aux discussions préalables à la mise en place des mesures de gestion des supporters pour les matchs de football» et «servir de relais entre les autorités préfectorales et les associations de supporters».

Enfin, elle demande également «l'arrêt de la stigmatisation des supporters à l'appui d'éventuelles nouvelles mesures d'interdiction ponctuelles de déplacement». Citant le ministère de l'Intérieur qui veut «contenir les troubles qui seraient causés par des supporters en déplacement», l'ANS juge cet argument «particulièrement contestable puisque il laisse, une fois encore, entendre que les supporters sont des fauteurs de trouble».