Attentats à Paris: Sirigu a «envie» de rentrer «pour en parler»

FOOTBALL Le gardien italien du PSG a hâte de rentrer auprès de ses proches...

N.C. avec AFP

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Salvatore Sirigu à l'entraînement avec le PSG avant un match contre Lille, le 7 août 2015.
Salvatore Sirigu à l'entraînement avec le PSG avant un match contre Lille, le 7 août 2015. — J.E.E/SIPA

« Ça me fait mal, comme à tout le monde ». Après le match Italie-Roumanie, mardi soir, le gardien de but italien du PSG Salvatore Sirigu a fait part de sa peine suite aux attentats qui ont fait au moins 129 morts, vendredi, à Paris. Il était proche, notamment, de deux des victimes du Bataclan.

Vous allez rentrer demain à Paris. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

C’est une situation difficile à vivre, surtout pour tous ceux qui sont là-bas. Cela n’est pas différent pour moi. Je ne sais pas quels sont les mots pour parler de mon état d’esprit. Je sais que sûrement ça va être différent. Mais il n’y a rien à dire de plus. Ça me fait mal, comme à tout le monde.

Vous allez aussi retrouver des proches. Vous avez parlé avec eux depuis vendredi ?

Oui, c’est pour ça que je me dis que j’ai quand même envie de rentrer. J’ai envie d’être à côté de mes proches et des amis, pour être ensemble, pour en parler. Peut-être que parler ça peut enlever un poids. J’ai déjà parlé avec eux, surtout à propos de Pierre et Stéphane (Pierre Innoncenti et Stéphane Albertini, qui tenaient un restaurant près de chez lui à Neuilly et ont été tués au Bataclan). Dans leur restaurant, il y avait 600 personnes par jour, ils avaient créé comme une famille. J’ai parlé aussi bien sûr avec des joueurs du PSG. Pour savoir où ils étaient, et leurs proches. Comme tout le monde, en fait.

Que pouvez-vous dire sur Paris, une ville à laquelle vous êtes maintenant attaché ?

Ça me fait de la peine de voir Paris attaqué comme ça. Je me sens intégré, adopté. Voir cette ville comme ça, ça fait mal.