Angleterre-France: Les Bleus n’avaient pas la tête au jeu

FOOTBALL L’équipe de France s’est inclinée sans vraiment lutter à Londres face à l’Angleterre (2-0)…

Julien Laloye

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Les Bleus n'avaient pas la tête au foot, lors d'Angleterre-France en amical, le 17 novembre 2015 à Wembley.
Les Bleus n'avaient pas la tête au foot, lors d'Angleterre-France en amical, le 17 novembre 2015 à Wembley. — Matt Dunham/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Londres,

C’est un match qui aurait dû s’arrêter avant le coup d’envoi, mais on était heureux d’être là quand même. La Marseillaise entonnée à Wembley, si elle n’a pas été aussi puissante qu’annoncée, a précédé une minute de silence d’une solennité impressionnante, puis un tonnerre d’applaudissements à vous tirer les larmes.

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Anglais et Français étaient mélangés, en tribune comme sur le terrain, et c’était une première raison de sourire depuis vendredi soir. Plus au sud, à Hanovre, les spectateurs d’Allemagne - Pays-Bas n’ont pas eu cette chance, obligés de rentrer à la maison à cause d’une menace terroriste sérieuse

La rencontre de Wembley a bien eu lieu elle, mais elle était biaisée. Les joueurs de Didier Deschamps avaient le corps à Londres et l’esprit ailleurs, ce qui se comprend dans ces circonstances. Ils ont été dignes, toutefois, même si les Anglais étaient moins tristes qu’eux, dans les têtes et dans le jeu. Des buts encaissés (Alli 39e, Rooney 48e), il y aurait pu en avoir plus de deux, mais ce n’était pas le plus important, dans une soirée pareille.

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Il fallait écouter les rires d’enfants sur le chemin du stade, voir les drapeaux confraternels brandis par des hôtes adorables, saisir les mots gentils adresser dans un français balbutiant, apprécier les tapes sur l’épaule discrètes, profiter des sourires de bobbies toujours partants pour une photo, et applaudir cette ola lancée, encore et encore, par des supporters tricolores qui avaient envie de s’aérer l’esprit après le week-end. Il faudra encore attendre un petit moment pour que le football fasse oublier le reste, mais mardi, il a permis de recommencer à vivre, un peu.