Attentats à Paris: «Si on ne jouait pas demain, ce serait dramatique», confie le coach du PSG féminin

FOOTBALL Les Parisiennes affrontent Orebro mercredi soir à Charléty en Coupe d'Europe...

N.C.

— 

L'entraîneur de l'équipe féminine du PSG Farid Benstiti, lors d'un match contre Cluj à Charléty, le 14 octobre 2015.
L'entraîneur de l'équipe féminine du PSG Farid Benstiti, lors d'un match contre Cluj à Charléty, le 14 octobre 2015. — J.E.E/SIPA

Le sport comme une respiration et un moment de communion à Paris. Le 8e de finale retour de la Ligue des champions féminine entre le PSG et Orebro aura bien lieu, mercredi, au stade Charléty (20h). Lors de la conférence de presse de veille de match, le coach parisien, Farid Benstiti, est revenu sur le contexte forcément particulier qui entoure cette rencontre.

>> Suivez les événements de ce mardi en direct par ici

« Le sport doit permettre de redonner le sourire aux gens. J’espère que demain on fera un bon match. On va tout faire pour gagner. On n’a pas le droit de ne pas se livrer à 200 %. Le peu de personnes qui pourront venir, il faudra qu’elles viennent. On va jouer pour le public. On est à fond dans notre métier, et à fond dans la solidarité, a assuré le technicien. Il faut qu’on soit fiers d’être français. Si on ne jouait pas demain, ce serait dramatique. Il n’y a pas d’appréhension. »

Farid Benstiti est également revenu sur les propos de sa joueuse Crisitiane, lundi. La Brésilienne avait exprimé sa colère après que l’entraînement de samedi matin dernier a été maintenu. « C’est une fille très, très bien. Il y a ce qu’on dit à nos joueuses, le soutien qu’on peut leur apporter, et puis le ressenti de la personne, qui peut être sensible. On connaît bien les Sud-Américaines. Il n’y a pas un moment où je ne m’occupe pas d’elles, a-t-il réagi. Ce qui a été dit, c’est qu’on avait entraînement le lendemain matin. Personnellement, je n’ai pas dormi de la nuit, mon fils a fait des cauchemars. L’entraînement, c’était le seul moyen de rappeler ce que seraient la semaine et la journée. J’ai réuni les joueuses, on a discuté. »

>> Retrouvez ici notre dossier sur les attaques terroristes à Paris

L’une d’entre elles, Laura George, a également livré son sentiment, sur le site de L’Equipe. « On peut être touchées à l’intérieur, ça, c’est sûr, mais on ne peut pas rester à ne rien faire. Le meilleur moyen, c’est de continuer. Pour certains, c’est aller travailler, pour d’autres, c’est continuer à jouer dans les salles de concert. Nous, c’est le football, on ne sauve pas des vies, dit la défenseure internationale. On ne peut pas s’arrêter car si on s’arrête, c’est donner raison à ces gens qui font du mal. Ceux qui ont le cœur et le courage qu’ils viennent, ça nous fera du bien. »