Tournoi de Bercy: Comment obliger Murray à laisser un Français le remplacer aux Masters?

TENNIS Richard Gasquet ou Jo-Wilfried Tsonga ont besoin d’un forfait pour participer au Masters de Londres…

Julien Laloye, à Bercy.

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Andy Murray au Masters de Londres l'an passé.
Andy Murray au Masters de Londres l'an passé. — Ella Ling/BPI/REX/REX/SIPA

C’est peut-être simplement une question d’argent. En renonçant au Masters de Londres pour mieux se consacrer à la possibilité de remporter la première Coupe Davis de la Grande-Bretagne depuis 1936, Andy Murray aurait perdu la modique somme de 900.000 euros, de quoi s’offrir une cave (design) à Londres. Sauf contrordre, le 3e joueur mondial passera par l’O2 Arena avant de filer en Belgique pour s’adapter à la terre battue, comme les Suisses l’an passé. Ce qui est drôlement couillon pour Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga, 9e et 10e à la Race, qui n’attendent qu’un retrait de l’Ecossais pour s’incruster en douce à la sauterie annuelle des huit meilleurs joueurs du monde. 20 Minutes a essayé de réunir les conditions d’un forfait. C’est parti pour l’opération « Andy, dis-moi non. »

Aller loin à Bercy pour finir crevé

Si les participants du Masters auront droit à une semaine de repos avant de se mettre sur la figure à Londres, il est évident qu’enchaîner un gros parcours à Bercy et au moins trois matchs monstrueux avant même la semaine de préparation pour la finale de la Coupe Davis peut donner de grosses envies de maladie imaginaire à Murray. On a jeté un coup d’œil à son tableau : Verdasco, Goffin, Gasquet, c’est ouvert jusqu’en demies où le cyclone Federer pourrait faire du dégât. Mais c’est oublier que le Britannique n’aime pas Bercy, où il n’a jamais dépassé les quarts, battu par des vedettes comme Stepanek ou Hrbaty.

La petite alerte en bas du dos à cause de l’humidité

Quand on connaît son Murray sur le bout des doigts, les grimaces font partie du personnage, mais il ne faut pas sous-estimer le fait qu’Andy a un dos de papy qui grince au moindre courant d’air, spécialement quand il faut s’envoyer des heures durant sur terre battue. Or il n’a échappé à personne que le temps se rafraîchissait sérieusement à Paris. Les plus attentifs auront également noté que les travaux ne sont pas finis dans le coin et qu’il y a quelques fuites d’eau sur le court n°1. Le coup de poignard en bas du dos est vite arrivé. Oups.

L’échographie du 3e trimestre

Tout juste marié avec Kim Sears, sa copine de toute la vie, Andy a annoncé que madame attendait un bébé pour très bientôt, ce qui doit avoir un rapport avec ledit mariage en urgence, diront les mauvaises langues. Bref, on ne s’y connaît pas spécialement à la base en semaine d’aménorrhée, mais puisqu’on est un peu dedans de notre côté aussi, on peut vous dire sans trop se tromper qu’entre les courts de préparation à la naissance, les formulaires à remplir pour la crèche et l’échographie du 3e trimestre, Murray doit avoir du boulot à la maison. Pourquoi ne pas prendre un peu de repos pour gérer l’administratif et ainsi arriver frais à Gand dans 15 jours ? On dit ça, on dit rien.

Oublier un tournoi qui ne lui réussit pas

Aller à Londres se la coller avec les meilleurs spécimens de son métier et accessoirement jouer quelques matchs de tennis pas dégueulasses représentent un horizon tout à fait respectable, nous ne prétendrons pas le contraire. Mais Andy devrait y réfléchir à deux fois avant d’aller à Londres. S’il a vaincu le syndrome Wimbledon, jouer à domicile ne lui réussit pas toujours : l’Ecossais n’a jamais atteint la finale des Masters en six tentatives malgré le soutien populaire. Et on pourrait ajouter que s’y présenter en traînant des pieds n’est pas une bonne idée. Cramé par une fin de saison d’ouvrier philippin l’an passé, Murray avait fini par prendre une fessée au martinet de Federer (6-0, 6-1). Allez Andy, fais l’impasse, c’est plus raisonnable.