Tour de France : Vinokourov dopé, Astana se retire, la police intervient

DOPAGE Comme Floyd Landis l’année dernière…

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Le Kazakh Alexandre Vinokourov a remporté le premier grand contre-la-montre du Tour de France 2007, le 21 juillet à Albi (Tarn).
Le Kazakh Alexandre Vinokourov a remporté le premier grand contre-la-montre du Tour de France 2007, le 21 juillet à Albi (Tarn). — Reuters

Le coup de grâce. Le Kazakh Alexandre Vinokourov (Astana) a subi samedi soir, à l'issue de sa victoire dans le contre-la-montre d'Albi, un contrôle antidopage qui a révélé la pratique d'une transfusion sanguine homologue, révèle mardi le site Internet de «L'Equipe». Comme le rappelle le quotidien, «les transfusions homologues (avec le sang d'un donneur compatible), à la différences des autologues (le propre sang de l'athlète lui est transfusé), sont détectables depuis les Jeux Olympiques d'Athènes, en 2004, par le biais d'une méthode mise au point par le laboratoire de Lausanne (LAD).

La police à l'hôtel d'Astana

Après l'annonce du dopage de Vinokourov, des membres de la gendarmerie, de la police scientifique et de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) sont arrivés mardi après-midi devant l'hôtel de l'équipe Astana, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une vingtaine de membres de forces de l'ordre portant des sacs de sport sont entrés dans l'hôtel sans faire de commentaire. Un peu plus tard, ils ont rempli des sacs poubelle noirs d'objets non identifiés provenant du bus de l'équipe Astana, toujours devant
l'hôtel. Vinokourov, lui, aurait quitté l'hôtel par une porte dérobée à 16h30 (14h30 GMT).

Astana se retire du Tour

En fin d'après-midi, Astana a annoncé qu'elle suspendait Vinokourov (lequel a demandé une contre-expertise) avec effet immédiat, en application du code éthique, et qu'elle acceptait de se retirer de la course à l'invitation des organisateurs de l'épreuve.

Vinokourov, 33 ans, a subi un nouveau contrôle antidopage sanguin lundi soir à Loudenvielle, au terme de la 15e étape qu'il a également remportée. Le leader de la formation Astana avait été stigmatisé au début du Tour de France par le président de l'Union cycliste internationale (UCI) Pat Mc Quaid en raison de sa collaboration avec le docteur Ferrari. «Il n'est pas mon médecin, c'est mon entraîneur particulier", s'était justifié Vino avant le départ de Londres. L'explication n'avait pas levé tous les doutes sur Vinokourov, qui n'avait jusqu'à présent jamais été contrôlé positif depuis son début de carrière en 1997.

Cette révélation soulève toutefois quelques questions. Par rapport à l'an dernier, le contrôle positif est révélé en plein Tour et non quelques jours après. Est-ce à dire qu'on connaissait le résultat positif de Landis en plein Tour l'an dernier? D'autre part, si le Kazakh est reconnu positif et que rien n'apparaît quant à la situation de Rasmussen et Contador (contrôlé quotidiennement depuis qu'ils sont dans les trois premières places au général), cela signifie-t-il qu'ils sont clean?

«Je n'abandonnerai pas»

Déjà tout au long de la journée, alors que les coureurs étaient au repos à Pau, plusieurs événements liés au dopage ont animé un nouveau mardi noir sur le Tour. Ironie du sort, le site de la Grande Boucle offrait d'ailleurs a sa une mardi à 17h une interview du coureur kazakh, au titre évocateur: «Je n'abandonnerai jamais». Pas si sûr, en fait...

La vidéo du jour de repos retirée, voici donc la dernière conférence de presse du Kazakh dans le Tour... et peut être de sa carrière...




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