Ligue des champions: Contre le Real Madrid, le PSG la joue petit Ibra

FOOTBALL Les Parisiens n'ont jamais pu réellement bousculer leurs adversaires madrilènes... 

Bertrand Volpilhac

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Zlatan Ibrahimovic lors de PSG-Real Madrid, le 21 octobre 2015
Zlatan Ibrahimovic lors de PSG-Real Madrid, le 21 octobre 2015 — Michel Euler/AP/SIPA

Il est encore évidemment trop tôt pour dire si ce PSG a ce qu’il faut pour réussir au printemps ce qu’il n’a encore jamais fait depuis l’arrivée des Qataris, passer les quarts de finale de Ligue des champions. Mais dans le premier test d’envergure qu’il a passé mercredi soir face à un Real Madrid décimé (0-0) n’inspire pas forcément la confiance.

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Et pourtant, les Parisiens avaient logiquement de quoi s’avancer confiant face au Real. D’abord parce que leurs adversaires du soir étaient privés d’un paquet d’éléments clés (Bale, Benzema, James Rodriguez, Pepe…) mais surtout parce que les hommes de Laurent Blanc donnent depuis le début de la saison une impression de maitrise totale. Sauf qu’avec tout le respect qu’on doit à Nantes ou Bastia, on ne joue pas tout à fait le Real Madrid comme on jouerait en Ligue 1.

Ibra hors-jeu

C'est-à-dire en marchant, en attendant de long ballons dans le dos la défense ou en espérant qu’un exploit individuel vienne un peu par hasard débloquer la situation. Collectivement, le PSG a souffert mercredi soir, passant le plus clair de son temps à subir le pressing madrilène et à défendre en reculant. Ce n’est pas tout à fait pour rien que son meilleur joueur a d’ailleurs été le gardien Kevin Trapp, auteur de plusieurs parades permettant à son équipe de rester à flots.

Pas bien dangereux pendant la première heure, Paris a un peu accéléré en fin de rencontre après les entrées de Pastore et Lucas, mais n’a jamais réussi à trouver d’une manière ou d’une autre Ibrahimovic, qui a de toute façon passé tout son match hors-jeu. Bref, Paris a fait le strict minimum pour prendre un point qui lui ouvre bien grand la porte vers les huitièmes de finale, mais il ne s’est toujours pas rassuré sur son niveau face aux grandes équipes. Allez, c’est pas grave, il y aura une nouvelle chance à Madrid, dans deux semaines.

Un câlin pour Ronaldo
 

Alors que le Parc s'ennuyait ferme à cinq minutes de la fin de match, un streaker (habillé) est descendu sur la pelouse pour terminer sa course dans les bras de Ronaldo. Un gros câlin que la sécurité n'a pas réussi à éviter. Sans doute la meilleure action du match.