Salim Sdiri a eu un pressentiment

ATHLETISME Le Français, sauteur en longueur, a été blessé par un javelot vendredi soir...

avec AFP

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Le sauteur en longueur français Salim Sdiri, qui participait vendredi soir à la réunion d'athlétisme de Rome, troisième étape de la Golden League, a été blessé par un javelot lancé par le Finlandais Tero Pitkämäki.
Le sauteur en longueur français Salim Sdiri, qui participait vendredi soir à la réunion d'athlétisme de Rome, troisième étape de la Golden League, a été blessé par un javelot lancé par le Finlandais Tero Pitkämäki. — Andreas Solaro AFP

Le sauteur en longueur français Salim Sdiri, blessé vendredi soir par un javelot lors de la réunion d'athlétisme de Rome, troisième étape de la Golden League, avait eu un pressentiment peu avant l'accident.

«Je n'étais pas très rassuré. On avait commencé notre concours et les lanceurs de javelot étaient à l'échauffement. Les javelots ne tombaient pas très loin de notre aire et j'en imaginais un qui se plantait près de mon pied», a-t-il déclaré.

Revoir les programmes

Sdiri est rentré dans la nuit à l'hôtel des athlètes après avoir été admis aux urgences de la polyclinique Gemelli, où les médecins ont recousu une plaie de trois centimètres au niveau des côtes. Les examens ont exclu toute atteinte à la plèvre ou au foie.

Le médaillé de bronze des Championnats d'Europe en salle a estimé que cet accident devrait inciter les organisateurs à revoir les programmes. «Sinon, c'est qu'ils n'ont rien compris», a-t-il ajouté d'une voix faible.

Rapatrié dans la journée

Fatigué et encore sous le choc, le sauteur s'est reposé quelques heures, selon Marc Michnowski, un des kinésithérapeutes de l'équipe de France.

«Salim doit être rapatrié dans la journée. Mais c'est un peu long car les médecins français et italiens doivent évaluer les modalités de ce rapatriement, s'il sera ou non assisté», a ajouté Marc Michnowski.

«J'étais de dos»

Même si la blessure n'est pas très grave, elle compromet les chances de Sdiri d'obtenir les minima (8,20 m) en vue des Mondiaux d'Osaka (25 août/2 septembre). «Je n'y pense vraiment pas», a ajouté l'athlète de Montargis, qui a conscience d'avoir échappé à plus grave. «Je ne pouvais pas le (javelot) voir arriver. J'étais de dos», a-t-il indiqué.

Salim Sdiri, 28 ans, est particulièrement sensible à la sécurité sur les stades. Il a ainsi le souvenir de «marteaux qui étaient tombés sur la piste» lors des Mondiaux-2003 au stade de France à Saint-Denis.