Coupe du monde de rugby: On a testé «la rue de la faim» à Twickenham

RUGBY Le meilleur endroit pour manger avant un match...

Romain Baheux

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La rue de la faim qui mène à Twickenham
La rue de la faim qui mène à Twickenham — Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Twickenham (Angleterre),

L’endroit n’est pas référencé au guide Michelin. Paisible rue de Twickenham, Whitton Road se remplit les soirs de match puisqu’elle présente la particularité de relier la gare ferroviaire au stade. Malins, des riverains tirent profit des milliers de supporters qui arpentent l’artère en leur vendant de la nourriture sur le pas de leur porte. Pour ne pas vous planter si vous passez dans le coin pour Angleterre - Australie samedi, 20 Minutes s’est pointé le ventre vide dans cette « rue de la faim » et a testé cinq adresses. Echantillon représentatif et bien bourratif.

  • Au 42, joue de bœuf et coleslaw

>> Notre avis

Petite faim s’abstenir. Ici, vous avez le choix entre deux viandes pour votre burger : de la joue de bœuf ou du porc finement découpé. Sympa à première vue, mais entre le coleslaw et le chou rouge, l’ensemble déborde rapidement, ce qui est embêtant pour quelque chose destiné à être mangé à pleines mains dans la rue. Pain trop froid et pas assez moelleux, mais la viande est plutôt tendre. 5/10.

>> Les prix 

9,40 euros le burger (!!!).

>> Le conseil de Stuart, le cuistot

« Mettez notre compote de pommes avec le porc. Pour les joues de bœuf, partez sur une sauce horseradish [à base de raifort et de crème]. »

  • Au 58, brownie et « pies »

>> Notre avis

C’est l’adresse la plus familiale, née il y a quatorze ans. Si les tartes salées (les pies) ou les hot-dogs sont plutôt classiques, la bonne raison de vous ruer à cette adresse repose dans un plat à gâteau. Emily et sa mère préparent l’un des meilleurs brownies de Londres. A en oublier d’aller au match. 8/10.

>> Les prix

1 livre la part de brownie (1,34 euro). 5,40 euros le hot-dog ou la pie.

>> Le petit conseil d’Emily, le cuistot

« Avec ma mère, on fait particulièrement attention au choix du chocolat pour le brownie. Il se suffit à lui-même, n’y rajoutez pas une quelconque sauce. »

  • Au 68, les rois du donut

>> Notre avis

Alerte glucose. Le 68 Whitton Road débite du beignet à la chaîne, jusqu’à 6.000 les bons soirs. Après l’avoir trempée dans un monticule de sucre, vous pouvez déguster l’affaire. Un bon petit dessert mais pas de quoi se taper les fesses au sol jusqu’au stade, d’autant que l’accueil n’est pas des plus chaleureux. 5,5/10.

>> Les prix

1 euro le beignet, 4 euros les six.

>> Le conseil de Fenella, le cuistot

« Vous pouvez rajouter un peu de cannelle, ça donne un petit truc en plus. »

  • Au 86, le mauvais plan italien

>> Notre avis

A éviter absolument. Leur panuozzo, spécialité napolitaine présentée comme une alternative à la pizza, ne donne absolument pas envie. L’étouffe-chrétien par excellence, gras et indigeste. « Goûtez ma margarita, elle est bonne », promet Rupert, attablé juste à côté. Mouais. 2,5/10.

>> Les prix

10 euros le panuozzo (!), 8,70 la pizza margarita ou salami.

>> Le conseil d’Antonio, le cuistot

« Ici, tout est fait maison, on y tient. Mettez un peu de ketchup avec si vous aimez la sauce. »

  • Au 98, le repère de la viande sud-africaine

>> Notre avis

Gras comme une caille, on termine notre périple culinaire en se dirigeant vers un stand d’où émane une imposante fumée. Un barbecue me direz-vous. Oui mais un barbecue spécial Springboks. Amis végétariens, oubliez l’adresse. Les autres, foncez. Goûtu et dépaysant. Mention très bien à la boerewors, succulente saucisse sud-africaine à base de bœuf. 8,5/10.

>> Les prix

9,40 euros le sandwich faux-filet. 8,7 la boerewors.

>> Le conseil de Nadim, le cuistot

« Notre viande s’accommode bien d’un chutney pour un petit goût sucré salé. »