Une charte antidopage pour les patrons

CYCLISME Cette initiative, équivalente à celle signée par les coureurs, prévoit une sanction financière relativement légère...

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Le peloton passe devant des spectateurs en costumes lors de la 2e étape du Tour de France, le 9 juillet 2007.
Le peloton passe devant des spectateurs en costumes lors de la 2e étape du Tour de France, le 9 juillet 2007. — C. HARTMANN / REUTERS

Pendant que les uns pédalent, les autres moulinent. L'Union cycliste internationale qui tente de redorer le blason d’une discipline passée des rubriques sports aux pages justice a présenté lundi sa charte de lutte contre le dopage à tous les patrons, directeurs sportifs, médecins et autres membres du personnel des équipes cyclistes.

Cette initiative, qui doit être ratifié au plus tard trois jours après l’arrivée du Tour de France à Paris, répond aux demandes des coureurs qui avaient été, eux, contraints de signer en juin une charte anti-dopage pour pouvoir s'inscrire dans le Tour de France.

Les coureurs avaient montré leur mauvaise humeur, estimant qu'ils ne devaient pas être les seuls à s'engager dans la lutte contre le dopage. En cas de triche, les sanctions vont jusqu’au versement d'une amende équivalant à une année de salaire.

Pas sûr qu’une telle sanction encourage le quotidien allemand Berliner Zeitung à revenir sur sa décision de ne plus couvrir le versant sportif du Tour. Dans un éditorial publié samedi, le journal explique qu’il ne parlera plus que de l'essentiel : «le dopage et le crime organisé». «Même s'il y a eu récemment des développements positifs en matière de lutte contre le dopage, poursuit le Berliner Zeitung, on ment et trompe toujours, on cache la vérité, la dissimule, la distend».