Le Comité international olympique (CIO) doit choisir, mercredi à Guatemala (à partir de 15h30 locales/21h30 GMT), la ville hôte des 22e Jeux d'hiver entre Sotchi la Russe, Salzbourg l'Autrichienne et Pyeongchang la Sud-Coréenne.
Le Comité international olympique (CIO) doit choisir, mercredi à Guatemala (à partir de 15h30 locales/21h30 GMT), la ville hôte des 22e Jeux d'hiver entre Sotchi la Russe, Salzbourg l'Autrichienne et Pyeongchang la Sud-Coréenne. — Pablo Porciuncula AFP

EUROPE

Union sacrée contre le livre blanc européen sur le sport

Le patron du foot et du mouvement olympique main dans la main…

C’est peu dire que le livre blanc de l’Union européenne sur le sport fait peur. Jeudi, Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), a déclaré «l'union sacrée entre les composantes du mouvement sportif» contre le livre blanc, qui sera rendu public le 11 juillet.

«Il faut laisser le mouvement sportif en paix»

Une position partagée par Sepp Blatter, président de la Fifa: «C'est une intervention directe sur le sport et la manière dont on doit l'administrer» avait-il estimé. «Il faut agir avant que Bruxelles ne présente un document irréversible. Il faut laisser le mouvement sportif en paix.»

Les dirigeants du sport mondial ont peur que l’application des principes de l’UE (libre concurrence, libre circulation des personnes) ne chamboule toute l’organisation du mouvement sportif, comme la mise en place de l’arrêt Bosman — sur la libre circulation des joueurs professionnels — avait radicalement changé la face du foot professionnel.

Quelle spécificité pour le sport?

En septembre 2006, Jacques Rogge, Joseph Blatter, Mario Vasquez Rana, président des Comités nationaux olympiques (CNO), Denis Oswald et René Fasel, respectivement présidents des Fédérations internationales des sports olympiques d'été et d'hiver, avaient déjà signé une lettre pour rappeler l'indépendance du sport vis-à-vis des ingérences extérieures.

En mars dernier, les ministres des sports de l'UE réunis à Stuttgart avaient ménagé les deux parties, saluant la rédaction du livre blanc tout en réaffirmant la spécificité du sport inscrite dans le Traité de Nice.