« Contrairement au vélo, chaque étape compte »

©2007 20 minutes

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Jimmy Pahun

manager du bateau « Ile-de-France » engagé dans le Tour de France à la voile

Vainqueur, entre autres, du Tour de France 1992 et de la transat Lorient-Saint-Barth

en 1996, vous êtes le manager d'Ile-

de-France. Quel est votre rôle ?

Depuis neuf ans, l'Ile-de-France engage des bateaux dans le Tour de France et dans un premier temps mon rôle était de naviguer. Il y a deux ans, j'ai monté une équipe de jeunes pour pouvoir gagner le Tour de France, ce que nous avons fait l'an dernier. C'est un vrai rôle d'entraîneur d'équipe de foot, de détecteur de talents, mais je veux aussi leur donner les moyens de naviguer au plus haut niveau.

La région Ile-de-France n'est pas vraiment une citadelle de la voile en France...

Détrompez-vous, l'Ile-de-France est le troisième bassin de population maritime après la Bretagne et la Ligue Paca. Les projets comme le nôtre donnent envie aux jeunes de se mettre à la voile, d'aller dans les bases de loisirs, de s'initier à la régate. Il faut des locomotives pour tirer les espoirs de demain et c'est ce que souhaite faire la région IDF à travers ce bateau.

Lauréat l'an passé, votre bateau sera

au départ samedi de Dunkerque avec l'étiquette de favori. Vous assumez ?

Oui, même si c'est difficile, car jamais un bateau n'a gagné deux Tours de France de rang depuis 1979. Le Tour c'est très long, 30 jours de régate, donc 30 jours de concentration, de motivation. Contrairement au vélo, où parfois des étapes ne comptent pour rien pour les leaders, à la voile chaque étape compte. Pour gagner, il faut accepter d'avoir la vie difficile pendant un mois.