Fifa: Pour Chung Mong-joon, Platini ne devrait pas être candidat à la présidence

FOOTBALL Selon lui, le président de l'UEFA est trop proche de Seppe Blatter...

N.C. avec AFP

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Chung Mong-Joon, entouré de Michel Platini et Sepp Blatter, lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du sud.
Chung Mong-Joon, entouré de Michel Platini et Sepp Blatter, lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du sud. — Michael Sohn/AP/SIPA

« Il serait bon pour Michel (Platini) de ne pas être candidat » à la présidence de la Fifa, a assuré le Sud-coréen Chung Mong-joon, qui lançait sa campagne lundi à Paris pour tenter de prendre la succession de Joseph Blatter en février prochain. « Des médias européens ont fait de Michel des portraits selon lesquels il était le protégé de Sepp Blatter, a expliqué l’ancien vice-président de la Fifa. Vous connaissez les relations entre Platini et Blatter ? Ce n’est pas une situation saine pour Michel. Je pense qu’il serait bon pour lui de ne pas être candidat cette fois ».

Interrogé sur ses chances face à Platini, grand favori à la succession de Blatter, Chung Mong-joon a mis en avant son engagement en faveur de la transparence au sein de la Fifa et estimé que le Français qui « a été un grand joueur et est un ami », n’avait cependant « pas les clés pour apprécier à sa juste valeur le sérieux de la crise à la Fifa. »

S'il est élu, il publiera « le salaire, les primes et les dépenses du président »

Chung Mong-joon, personnalité incontournable du football asiatique, a ensuite détaillé les grands axes de sa campagne, réclamant notamment une transparence financière accrue au sein de la Fifa, un renforcement des « contrôles et contrepoids entre la présidence, le Comité exécutif et les organes judiciaires », ou une « plus grande représentation des femmes aux différents niveaux de la Fifa ».

Il a également réaffirmé sa volonté de ne « servir qu’un mandat » s’il était élu le 26 février lors du Congrès électif de la Fifa à Zurich, et qu’il publierait « le salaire, les primes et les dépenses du président. » « La Fifa a été fondée ici à Paris en 1904, et dans son histoire, la Fifa a eu huit présidents. Pratiquement tous étaient européens », a plaidé le Coréen, expliquant qu’il était « temps pour un nouveau leadership ».

« Si l’Europe avait offert un leadership sain et éclairé, la Fifa serait-elle dans un tel état aujourd’hui ? », s’est-il interrogé à voix haute. Chung Mong-joon avait déjà annoncé fin juillet qu’il serait candidat à la présidence de la Fifa. Il a assuré que l’instance internationale « est devenue une organisation corrompue parce que la même personne et ses acolytes l’ont gérée pendant 40 ans. Le pouvoir absolu corrompt absolument. »