OM: Les quatre phrases à retenir de la conf' de Vincent Labrune

FOOTBALL Le président marseillais a longuement commenté le départ de Marcelo Bielsa et le futur de son club ce jeudi...

J.L.

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Vincent Labrune en conférence de presse le 9 décembre 2013.
Vincent Labrune en conférence de presse le 9 décembre 2013. — Claude Paris/AP/SIPA

Bronzé juste comme il faut et décontracté en apparence, comme toujours, Vincent Labrune a tenté comme il a pu de diffuser une impression de sérénité et de tranquillité d’esprit pour sa première apparition devant la presse depuis la démission surprise de Marcelo Bielsa. Mais il a quand même fait passer quelques messages.

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La réunion qui n’a pas plu à Bielsa ? « Marcelo cherchait un prétexte, il n’y avait aucun différend financier »

Longuement questionné sur la fameuse réunion entre Marcelo Bielsa Philippe pérez (le DG du club), et l’avocat de Margarita Louis-Dreyfus qui aurait déclenché les envies de départ de l’Argentin, Vincent Labrune a tenu à répéter un message clair. Non, l’OM n’a pas changé la nature du contrat pendant les vacances, ce serait même tout le contraire. L’actionnaire a fait des efforts très importants et mi-juin, on avait un accord. On parle d’un contrat qu’on n’a jamais donné dans l’histoire de l’OM. Mais mercredi, Marcelo Bielsa a modifié la condition suspensive de son année optionnelle. Il souhaitait la faire disparaître et son contrat aurait finalement été de deux ans. Ce n’était qu’un détail, le soir même, c’était réglé. Il l’a utilisé comme prétexte pour justifier sa décision de partir »

L’OM de retour à l’année zéro ? « La révolution culturelle a eu lieu grâce à Bielsa »

Jamais le président olympien n’a versé dans l’acrimonie au sujet de l’Argentin. La posture était peut-être forcée, mais c’est tout juste s’il ne l’a pas remercié pour avoir fait gagner dix ans au club en à peine quelques mois. « On a voulu faire passer le club dans une nouvelle ère, il nous a apporté beaucoup en termes de professionnalisme, de rigueur et de méthode. Son passage était une bonne chose. On a tout changé structurellement sur le secteur sportif. L’engouement, le spectacle, la façon de jouer, ça a changé du tout au tout. La révolution culturelle a bien eu lieu. »

Passi, seulement un intérimaire ? « Franck est un garçon remarquable, fidèle à l’institution, j’ai une totale confiance en lui »

Avant même de causer du fond, Labrune a commencé sa conférence en précisant que le club prendrait son temps pour remplacer Bielsa et qu’en attendant, ce serait son ancien adjoint Franck Passi, qui a l’avantage d’avoir assimilé ses méthodes, qui prendrait sa place. Nous avons une totale confiance en Franck Passi qui dirigera le groupe lors du déplacement à Reims même si nous n’avons pas prévu qu’il puisse rester toute la saison. On verra au jour le jour, a expliqué le président marseillais, qui n’a pas semblé écarté totalement la possibilité de voir Passi rester entraîneur principal à plus long terme. Son sort n’est en tout cas pas lié au profil du nouvel entraîneur, il restera quoi qu’il arrive

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Le futur entraîneur, forcément un étranger ? « C’est une question de philosophie plus que de nationalité »

Il ne l’a pas dit directement, mais c’est tout comme. Alors que plusieurs noms circulent depuis le début de semaine (Montella, Ttojkovic, Sampaoli, Mazzarri), Labune a confirmé qu’il ne regarderait pas parmi les techniciens français pour remplacer Bielsa. Trop frileux pour la nouvelle exigence de spectacle des supporters olympiens, a-t-il précisé, deux ans après avoir fini 2e de L1 avec Elie Baup. On cherche un entraîneur qui doit continuer le travail de Bielsa, capable de s’adapter aux objectifs du club et à nos ambitions. C’est une question de philosophie, pas de nationalité. On veut un entraîneur offensif et la L1 n’est pas très spectaculaire ».