Juan Roman Riquelme, des adieux en fanfare

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Tout un continent à sa botte. Unique buteur sur la pelouse du Grêmio Porto Alegre (0-2), Juan Roman Riquelme a offert mercredi soir la Copa Libertadores, l'équivalent sud-américain de la Ligue des champions, à Boca Juniors. Sacré pour la 6e fois, le mythique club de Buenos Aires n'est ainsi plus qu'à une unité de son rival argentin, Independiente.

Pour Riquelme, revenu dans le club de son coeur en janvier dernier après un passage à Villarreal, qui n'en voulait plus, ce triomphe a des allures de revanche. « Je suis bien sûr très heureux, notamment pour nos supporters, qui méritaient ce titre », a déclaré l'intéressé, pas rancunier pour un peso. Très critiqué en Argentine après une Coupe du monde terminée en queue de poisson, l'ex-futur successeur de Diego Maradona a porté sa formation sur ses épaules, notamment lors du match aller, remporté 3-0 avec un but à la clé. « Lors de mon premier passage dans ce club, j'étais entouré de vétérans et c'était plus facile, explique celui que les "hinchas" (fans) de la Bombonera appellent simplement Roman. Cette fois-ci, j'ai dû assumer mon rôle de leader car je joue avec des jeunes qui ont encore tout à apprendre. »

Meilleur joueur de la Copa Libertadores avec 8 buts au compteur, Riquelme, qui aura 29 ans dimanche, a pourtant de son propre aveu disputé son dernier match avec Boca. L'ancien joueur de Barcelone ne devrait pas résister à l'appel de l'Europe, la Juventus Turin et le Bayern Munich étant notamment prêts à casser leur tirelire pour l'enrôler. En attendant, Roman, qui avait tiré un trait sur la sélection pour raisons familiales, devrait effectuer son grand retour sous le maillot albiceleste à l'occasion de la Copa America, qui débute la semaine prochaine.