Tour de France: Les dix trucs qu’on a adorés dans ce Tour 2015

CYCLISME Car il y a quand même eu de belles choses...

B.V.

— 

Les lacets de Montvernier, le 23 juillet 2015 Lancer le diaporama
Les lacets de Montvernier, le 23 juillet 2015 — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Ca y est, le Tour de France est terminé. L’occasion de faire les bilans de cette nouvelle édition qui nous aura permis de voir des belles choses. 20minutes en recense dix qui nous feront revenir l’année prochaine (comme si on avait besoin de ça).  

Le parcours de la première semaine

«On ne peut plus se permettre de faire des premières semaines avec sept sprints massifs». Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, avait prévenu. Le Tour de France change et franchement, on ne va pas s’en plaindre. Entre une étape au milieu des grands vents des Pays-Bas, une autre arrivant en haut du Mur d’Huy et une dernière dans les pavés du Nord, on a vécu en trois classiques en trois jours dans la première semaine. C’était franchement excitant et surtout, ça a créé des écarts décisifs. Sans la 1’30 perdue par Quintana dans une bordure lors de la 2e, il serait « virtuellement » devant Chris Froome au général.

La mine de Vuillermoz à Mûr-de-Bretagne

Ce n’est pas le Français qu’on attendait le plus, mais c’est lui qui a débloqué le compteur. Premier vainqueur d’étape tricolore, Alexis Vuillermoz l’a en plus fait un posant une grosse mine sous les yeux de Chris Froome à Mûr-de-Bretagne. Une belle patate qui nous fait penser que ce Vuillermoz a tout pour remporter un jour la Flèche Wallone ou Liège-Bastogne-Liège.

Peter Sagan

Rahhhh Peter, tu la méritais tellement ton étape... Mais tu as préféré finir cinq fois deuxième, juste pour construire ta légende. Devenu nouveau Poulidor, le Slovaque a surtout prouvé qu'il était le plus grand showman du peloton et sans doute son coureur le plus complet. Dans le coup pour un paquet d'arrivées, y compris en montagne, il s'est aussi fait remarquer dans plusieurs longues échappées. Il repart de Paris avec son quatrième maillot vert consécutif, largement mérité. Et cette incroyable descente qui a couiner de peur la France entière. Un dingue, un vrai.

La bataille pour le maillot à pois

En général, la bataille pour le maillot à pois se règle entre quelques seconds couteaux qui ont eu la chance d’être dans la bonne échappé quand il fallait où il fallait. Cette fois, on a eu une vraie baston à laquelle s’est même mêlé le maillot jaune, qui a réussi à faire le doublé. En doublant les points lors des arrivées au sommet, l’organisation a choisi de « favoriser » les grands noms. C’est en partie ce qui a permis à Froome de ravir la tunique à Romain Bardet lors de la dernière étape de Montagne. Mais le combat entre Bardet-Purito-Froome pour les pois a été le principal intérêt des trois derniers jours de course.

Le culot de Warren Barguil

On ne sait pas si Warren Barguil a beaucoup de potes de peloton, mais on est à peu près sûr qu’il en a moins maintenant qu’il y a trois semaines. Pour son premier Tour de France, le jeune Français s’est fait remarquer en bien et en mal. Capable d’emmener Degenkolb sur les pavés et de tenir Froome dans la montagne, Barguil termine finalement 14e au général et révélation française de ce Tour. Mais il a aussi réussi à se faire détester des Movistar, qui l’ont traité d’idiot, et à envoyer un Sky dans le décor lors d’une descente. Sans que ça le chatouille plus que ça. Barguil, c’est beaucoup de talent et un sacré caractère.

Tour de France: Warren Barguil répond à Quintana et se paye les Movistar

Les lacets de Montvernier

Alors ok, ils sont finalement pas si dur, ne peuvent pas abriter d’arrivée d’étape et il n’y a pas la place pour mettre du public mais bordel qu’ils sont beaux ! La trouvaille de ce Tour de France.

Les lacets de Montvernier, le 23 juillet 2015 - Laurent Cipriani/AP/SIPA

 

Vincenzo Nibali

Le vainqueur sortant a globalement raté son Tour de France, ne terminant que 4e du général assez loin de Chris Froome. Mais que ce soit dans les pavés ou lors de la dernière semaine, c’est le seul à avoir attaqué et tenté de déstabiliser le Britannique. On l’a vu accélérer en montagne, en descente et même sur un incident mécanique de Froome. Ce qui lui a valu des insultes du maillot jaune, peut-être, mais aussi une étape de prestige. Et c’est largement mérité pour l’un des derniers cyclistes panache du peloton.
 

 

Le mental des Français

Nos Français ont peut-être explosé très vite au général, mais ils ont de la ressource quand même. Romain Bardet et Thibaut Pinot, dont le Tour était « foutu » après une semaine de course, se sont finalement bien rattrapés en allant chacun chercher leur étape en montagne avec les tripes. Mention spéciale à Jean-Christophe Péraud, qui n’a rien gagné mais qui a réussi à se relever d’une grosse chute pour venir aider ses coéquipiers. Qu’on nous dise pas que les Français n’ont pas de mental.

Le public en Bretagne

Il y a du monde partout sur le Tour de France. Mais faut reconnaitre que les quelques jours passés en Bretagne ont coupé la souffle de nombreux coureurs, ahuris par les masses de spectateurs le long des routes. Et notamment pendant ce contre-la-montre par équipe entre Vannes et Plumelec.

Le public en Bretagne sur le Tour de France, juillet 2015 - Christophe Ena/AP/SIPA


Le retour d’Ivan Basso

Il avait quitté le Tour à l’improviste, lors d’une journée de repos. Victime d’un cancer des testicules décelé « grâce » à une chute, le coureur Italien était à Paris pour l’arrivée de son équipe, la Saxo-Tinkov, aux Champs-Elysées. «Si je suis là, c’est que ça va bien», explique-t-il au micro de France2. Opéré immédiatement en Italie, le grimpeur de 37 ans est en bonne santé. Tant mieux.