Tour de France : Mais qui sont ces gens qui courent à côté des coureurs?

CYCLISME Ce sont les ennemis des coureurs. Ils prennent des selfies, ils courent devant ou derrière leurs idoles. Plongée dans un monde dangereux…

Francois Launay
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«El Diablo» sur la route du Tour de France 2008.
«El Diablo» sur la route du Tour de France 2008. — STEFANO RELLANDINI/AP/SIPA

Tomas et sa bande de copains ont le profil de l’ennemi numéro 1 du cycliste. Jeunes, insouciants, en vacances, ces quatre Néerlandais de Rotterdam sont de passage mardi sur le Tour de France pour l’étape des pavés entre Seraing et Cambrai. Installés sur le secteur de Carnières, la dernière difficulté du jour, ils ne nient pas pouvoir être tentés de courir à côté des coureurs. Comme eux, ils sont plusieurs dizaines chaque année à venir perturber le Tour. Selfies dangereux ou sprints à côté de leurs idoles, certains nous ont expliqué pourquoi ils pourraient basculer du côté obscur.

1. Pour l’adrénaline. « Quand on voit ça à la télé, on se dit qu’on ne le fera jamais. Mais une fois sur place, c’est différent. Ça doit être cool de courir à côté des coureurs. Pour moi, ça fait partie de l’expérience Tour de France. Certains spectateurs veulent en profiter à fond. Et tant que tu ne l’as pas tenté, tu ne te rends pas compte du danger », explique Tomas.

Quatre garçons plein d’avenir. - F.Launay/20 Minutes

2. Pour réussir un pari. « Pour un pari, je serais prêt à le faire. Ça laisse un beau souvenir du Tour de France. Je comprends les gens qui le font », assure Jean, un Cambrésien, venu en voisin assister à l’étape.

3. Pour l’alcoolisme. « Moi, après trente bières, j’y vais. A jeun, je ne le ferai jamais, mais avec l’ambiance et l’atmosphère autour de soi, on peut être vite tenté », avoue Benoît, jeune Nordiste qui assure cependant ne pas vouloir se risquer à ça sur les pavés.

 

Ne moissonnez pas à côté des coureurs ! - F.Launay/20 Minutes

 

4. Pour l’estime de soi. « Les gens veulent prendre des photos à côté de leurs idoles pour ensuite les montrer à leurs amis pour se la raconter. Ça fait cool mais je ne suis pas sûr qu’ils prennent conscience des risques que ça représente », explique Henry, un fan de vélo venu spécialement d’Irlande… avec son appareil photo.