Trente noms et des interrogations

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« On a tous hâte d'y être ! » Flanqué du président Bernard Lapasset et de l'entraîneur Bernard Laporte, le manager du XV de France Jo Maso a lancé, hier à Marcoussis, le compte à rebours avant le 1er match de la Coupe du monde, le 7 septembre face à l'Argentine. Contenant peu de surprises, la liste des 30 Bleus suscite quelques interrogations.

· L'absence de Pascal Papé est-elle une surprise ? Oui, étant donné que le secteur de la 2e ligne semblait le plus stable et que le futur joueur du Stade Français était le capitaine tricolore lors de la récente tournée en Nouvelle-Zélande. « C'est un cas qui nous fait mal au coeur, a avoué Laporte. Pascal, on l'avait désigné capitaine pour lui donner des responsabilités. Il ne nous a pas rassurés. Il a du mal depuis un an et son opération au dos. » Dans une situation quasi similaire, Fabien Pelous a sans surprise passé le « cut », même s'il jouera son capitanat avant la compétition face à Raphaël Ibanez.

· Sébastien Chabal est-il indispensable ? Papé a aussi été victime du « reclassement » du 3e ligne de Sale Sébastien Chabal, pas toujours convaincant ballon en main mais à l'impact physique sans équivalent en France. A tel point que « l'Anesthésiste » avait été longuement applaudi samedi dernier par le public néo-zélandais, pas rancunier puisque Chabal venait de fracturer la mâchoire d'Ali Williams sur une charge. « J'ai téléphoné à Sébastien pour voir s'il était prêt pour ce challenge. Il s'est montré très enthousiaste », a souligné Laporte.

· Quel n° 10 chez les Bleus ? Pour le sélectionneur, aucune hiérarchie ne s'est dégagée chez les ouvreurs. Seul invité surprise des 30, Lionel Beauxis est le bénéficiaire d'un « choix illogique », dixit Laporte, le joueur du Stade Français ayant été réduit au chômage technique en fin de saison. « Pour être champion du monde, il faut un pied international. Comme Damien Traille, Lionel fait partie des joueurs qui ont cette qualité », a justifié Laporte.

· Thomas Castaignède méritait-il une autre sortie ? Déjà privé du Mondial 2003, l'ex-petit prince du rugby français a mal négocié la récente tournée, même si les sélectionneurs, qui ont préféré emmener un ailier supplémentaire, s'en défendent. « Il n'a pas été jugé sur la tournée. Il paie une saison difficile, où il a peu joué en raison de blessures, a assuré Maso. C'est un crève-coeur de laisser Thomas après la carrière qu'il a eue. »