Avantage Nadal

FINALE, 15H, EN LIVE-COMME-AU-BUREAU Le duel attendu entre les deux meilleurs joueurs du tennis mondial sera-t-il équilibré...

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Lundi, l'Espagnol Rafael Nadal, double tenant du titre, s'est qualifié pour les quarts de finale en battant l'Australien Lleyton Hewitt (N.14) en trois sets 6-3, 6-1, 7-6 (7/5), tandis que son compatriote Carlos Moya, tête de série N.23, a battu le Suédois Jonas Bjorkman en trois sets 7-6 (7/5), 6-2, 7-5.
Lundi, l'Espagnol Rafael Nadal, double tenant du titre, s'est qualifié pour les quarts de finale en battant l'Australien Lleyton Hewitt (N.14) en trois sets 6-3, 6-1, 7-6 (7/5), tandis que son compatriote Carlos Moya, tête de série N.23, a battu le Suédois Jonas Bjorkman en trois sets 7-6 (7/5), 6-2, 7-5. — Thoams Coex AFP

Quinze jours pour rien. Dimanche après-midi, le numéro Un mondial toutes catégories Roger Federer affronte le numéro Un mondial sur terre battue. Une finale logique de chez logique que tout le monde attendait — espérait? — tant les deux hommes survolent les débats quelles que soient les surfaces. Revue de détails avant le duel.

La petite histoire
Il s'agit de la première fois depuis 1969 que les Internationaux de France s'offrent un «remake» de la finale de l'année précédente.

En 1969, les Australiens Rod Laver et Ken Rosewall s'étaient affrontés deux années de suite. Victoire de Rosewall en 1968, revanche de Laver l'année suivante. Cette victoire lui permet de signer son second Grand Chelem. L’exploit de s’adjuger les quatre tournois majeurs jamais réédité depuis serait alors à la portée du champion suisse : il a déjà remporté l’open d’Australie et règne en maître sur Wimbledon et l’US Open depuis 2004, les deux tournois à suivre.

SI Rafael Nadal gagne, il entre lui aussi dans les livres d’histoire tennistique puisqu’il deviendra le premier à soulever la Coupe des Mousquetaires trois ans de suite depuis Björn Borg, vainqueur quatre fois d'affilée (sur six en tout) de 1978 à 1981.
Avantage Federer

Le parcours
Le Suisse et l’Espagnol n’ont pas trébuché en six rencontres. Federer s’est attelé à de bons spécialistes de la terre. Début de tournoi facile, puis un set perdu face à Robredo, trois manches accrochées contre le Russe Nikolay Davydenko en demi-finale. Nadal, lui, n'a pas perdu un seul set dans un tableau pourtant compliqué (Hewitt, Moya, Djokovic).
Avantage Nadal

Les précédents
Là, ça se complique. Nadal mène 7 à 4 (5 à 1 sur terre battue). A Roland-Garros, l’an dernier, l’Espagnol avait pris relativement aisément la mesure de son adversaire (3 sets à 1). L’année précédente, en demi-finale, idem. Mais le 20 mai dernier, en finale du tournoi de Hambourg où après deux ans d'invincibilité et un record de 81 victoires d'affilée sur terre battue, l'Espagnol avait fini par tomber sur l’os suisse, particulièrement brillant ce jour-là.

Toute la question est de savoir si ce match aura suffi à faire disparaître le complexe d'infériorité dont Federer souffrait sur la surface préférée de son adversaire après cinq défaites de rang et s'il aura commencé à semer le doute dans l'esprit de Nadal.

Avantage Nadal

Le public
Parce que le jeu de Federer est plus porté sur l’offensive, parce qu’il est le joueur le plus exceptionnel du moment, qu’il possède tous les coups de raquette, parce qu’il peut ici inscrire définitivement son nom dans l’histoire du tennis, le public parisien devrait largement supporter le joueur suisse. Nadal sait que Federer va jouer à domicile, mais ne s’attend pas non plus à des huées. «Je n'attends rien du public, dit le jeune prodige espagnol, si le public est derrière Roger car il n'a jamais gagné ici, c'est très bien mais il a toujours été derrière moi. En tout état de cause, il n'a jamais été contre moi».

Avantage Federer

Le jeu et la tactique
Sur terre battue, Nadal est exceptionnellement fort. Il frappe fort et juste, ne panique jamais, est physiquement au top, et surtout, ne se pose aucune question sur son jeu. Principe : repousser Federer avec des grands lifts de coups droits et de courir aux quatre coins du terrain pour ramasser le plus de balles possibles.
Pour Federer, deux options.
1/ L’attaque. Physiquement éprouvant face à une métronome comme Nadal et exigeant car il implique de commettre un grand nombre de fautes.
2/Etre patient et entrer dans le jeu de son adversaire.

Jusqu’à cette fameuse victoire du 20 mai, où Nadal avait paru émoussé par une longue série de matchs, Federer n’avait jamais semblé en mesure de trouver la clé tactique pour déverrouiller le duel e,n sa faveur. Aujourd’hui, le Suisse sait qu’il peut le battre : «Je sais comment il joue, j'ai un plus au plan tactique. C'est un avantage.» Suffisant ?

Avantage : Nadal

Et pour vous, quelles seront les clés de la victoire?

Et pour réviser, entretiens, compte-rendus dans notre dossier spécial...