VIDEO. NBA: Les cinq choses à retenir de la finale Golden State-Cleveland

BASKET Les Warriors ont remporté le titre dans la nuit de mardi à mercredi...

R.B.

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Golden State fête son titre le 16 juin 2015.
Golden State fête son titre le 16 juin 2015. — Gregory Shamus / NBAE / Getty Images / AFP

Vous dormiez encore sûrement quand la NBA version 2014/2015 s’est achevée. Vainqueur du sixième match de la finale contre Cleveland dans la nuit de mardi à mercredi (105-97), Golden State a remporté son premier titre depuis quarante ans. Mais que faut-il retenir de la finale des Warriors contre la bande à LeBron James ? On vous la résume en cinq points.

Golden State est un beau champion

Si votre suivi de la NBA a commencé avec Tony Parker, on comprend que vous vous interrogiez sur l’allure du champion. OK, Golden State n’avait pas remporté le titre suprême depuis 1975 et passait pour un gentil loser dans le reste des Etats-Unis. Il n’empêche que ces Warriors ont de la gueule.

Meilleure équipe de la saison régulière, meilleure attaque de la NBA, séduisants comme une Ferrari en sortie d’usine, les Californiens n’ont connu que cinq défaites dans les play-offs. On ajoutera aussi qu’ils ont su inverser le cours d’une finale où ils étaient menés (2-1) par des Cavaliers et un LeBron James déchaîné. Alors, il n’est pas beau mon champion ?

LeBron James est le plus fort

Alors oui, il est bien « le meilleur joueur du monde ». 35,8 points de moyenne par match en finale, soit 215 au total, LeBron James a aussi pris plus de treize rebonds et réalisé près de neuf passes décisives par rencontre. Privé sur blessure de ses deux lieutenants, Kevin Love et Kyrie Irving, l’ailier a réussi à relancer le débat sur sa place dans l’histoire de la NBA par rapport à celle de la légende Michael Jordan.

Tout cela n’a pas suffi. A 30 ans, LBJ a perdu la quatrième de ses six finales, un an après son retour glorieux dans la franchise de ses débuts. « Il a tout fait, tout donné pour qu’on décroche ce titre, il doit être fier de sa saison », souligne son entraîneur David Blatt. Même quand on s’appelle LeBron James, ça n’est pas toujours suffisant.

Stephen Curry est le meilleur shooteur de l’histoire

Il n’a pas toujours été exceptionnel lors de cette finale mais son cinquième match justifie à lui seul le prix du billet jusqu’à Oakland. Déchaîné à trois points ce soir-là, le MVP de la saison régulière a prouvé qu’il était sans doute le meilleur shooteur de l’histoire de la Ligue américaine. Nous, on adore en tout cas.

Allez, parce que l’image est belle, on vous remet son accolade avec LeBron James peu avant le terme de l’ultime rencontre.

 

Le MVP des finales n’a jamais été titulaire en saison régulière

Andre qui ? Mais Andre Iguodala bien sûr. Pas une seule fois titulaire en saison régulière et titularisé à partir du quatrième match contre Cleveland, l’ancien ailier de Philadelphie a été élu MVP des finales. Son mérite ? Avoir changé le style des Warriors, avoir fini avec seize points de moyenne sur la finale et surtout avoir défendu sur LeBron James, « le job le plus difficile du monde » selon son coach Steve Kerr. Iguodala devance d’ailleurs la star de Cleveland dans les votes des journalistes.

« Je trouve logique que le trophée lui revienne : il symbolise l’altruisme et les sacrifices faits par chacun de nos joueurs cette saison », poursuit son coach. Bref, pas la star de l’équipe mais clairement l’homme qui s’est déchaîné en finale.

Matthew Dellavedova, l’inconnu qui aurait pu tout changer

OK, il y avait LeBron James. Mais chez les Cavaliers, un autre homme s’est distingué dans la finale : Matthew Dellavedova, remarqué jusqu’à présent pour avoir raté le bus de son équipe après le premier match. Remplaçant de Kyrie Irving, le meneur australien s’est fait remarquer par sa défense hyper-agressive sur Stephen Curry lors du match numéro 3.

« Ce mec est en acier, il se jette sur tous les ballons, la tête la première s’il le faut, il donne tout ce qu’il a », s’était enflammé LeBron James. Ça a fait long feu.