Malédiction

— 

Clermont est-il destiné à rester le Poulidor du rugby français ? Les supporters clermontois peuvent légitimement se poser la question. Samedi soir, réunis sur la place de Jaude, ils y auront cru jusqu’au bout, mais la huitième finale de l’ASM n’aura pas été celle de la victoire tant attendue.

Sept défaites en finale

Dés le milieu d’après-midi, ils étaient déjà plusieurs milliers à s’être pressés devant l’écran géant installé pour l’occasion, et près de 20.000 lors du coup d’envoi. La marée jaune et bleue espérait bien mettre un terme à la série de sept défaites en finale. 80 minutes plus tard, l’essai de Samo vient doucher les derniers espoirs clermontois.

Déçus, les supporters jaunes et bleus restent fair-play : « les Parisiens ont été très bons, et l’arbitrage indiscutable. C’est cruel mais on ne peut s’en prendre qu’à nous même. » On se prend même à ironiser : « au moins, on a égalé le nombre de finale perdues du Stade Français … il n’y a plus qu’à remonter les 13 victoires ! »


Les larmes aux yeux

Beaucoup n’ont pas attendu pour rentrer chez eux. Visages hagards, les larmes aux yeux, ils sont repartis se coucher pleins de regrets. Seuls quelques uns ont choisi de rester pour voir les Parisiens soulever le bouclier une treizième fois. Cette année non plus, le « bout de bois » ne visitera pas les terres arvernes. Mais l’Auvergnat est tenace, et il est bien décidé à prendre sa revanche : « Ce n’était pas loin, et ce groupe a de l’avenir. On reviendra l’année prochaine, et cette fois, on le ramènera.

A Clermont-Ferrand
Fabien Gandilhon