Papin ne fera pas de cadeaux au Racing

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« Ce qu'on lui fait là, c'est une énorme saloperie. » Alexandre Wacker n'y va pas par quatre chemins quand on lui parle du départ inéluctable de Jean-Pierre Papin, dont il est le représentant. A la question de savoir pourquoi « JPP » a accepté un rendez-vous avec les dirigeants du RC Lens vendredi dernier, il rétorque : « Gilbert Collado [directeur général des Sang et Or] a appelé M. Ginestet pour lui faire part de sa volonté de rencontrer Jean-Pierre. Mais il n'a jamais négocié quoi que ce soit avec Lens. Il n'a fait que parler d'avenir, pas de la saison 2007-2008. » Le président strasbourgeois savait donc tout de ce fameux rendez-vous. Ce qui ne l'empêche pas de vouloir limoger son entraîneur, au motif que « les conditions pour poursuivre une collaboration constructive ne sont plus réunies ». En réalité, Ginestet préférerait perdre un coach plutôt que plusieurs joueurs (Strasser, Abdessadki) en froid avec l'ancien Ballon d'Or.

Hier soir, aucun accord n'avait été trouvé entre les conseillers juridiques de Papin et le président du Racing. « Les discussions avancent, confie ce dernier. Elles vont aboutir dans la semaine. » Une chose est sûre, l'ancien coach de Libourne-Saint-Seurin ne bradera pas sa dernière année de contrat, estimée à environ 500 000 € si on inclut celle de son adjoint Sébastien Migné. « S'il faut trouver un accord à l'amiable, il faudrait déjà qu'il y ait un motif pour se séparer de Jean-Pierre. Or, il n'y en a aucun », justifie Wacker. Jean-Marc Furlan - en vacances pour dix jours - va donc devoir patienter. Les bancs de Lens et Bordeaux désormais occupés par Guy Roux et Laurent Blanc, « JPP » pourrait de son côté prendre une année sabbatique.