Thomas Castaignède en plein doute

RUGBY L'arrière du XV de France flippe à l'approche de la Coupe du monde et a peur de ne pas en être...

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Thomas Castaignède, l'arrière du XV de France, touché par la grippe, a été le seul joueur dispensé d'entraînement jeudi, à trois jours du quatrième match du Tournoi des six nations de rugby, face à l'Angleterre, dimanche au Stade de France.
Thomas Castaignède, l'arrière du XV de France, touché par la grippe, a été le seul joueur dispensé d'entraînement jeudi, à trois jours du quatrième match du Tournoi des six nations de rugby, face à l'Angleterre, dimanche au Stade de France. — Damien Meyer AFP/Archives

Petit prince conquérant devenu vieux sire apeuré. L'arrière du XV de France Thomas Castaignède est en proie au doute. Se sentant sur la sellette à l'approche de l'annonce de la sélection française, le joueur des Saracens semble avoir remplacé l'insouciance de ses débuts flamboyants par l'angoisse d'une fin ratée.

«Tu joues douze ans de carrière sur un match», a déclaré mercredi l'arrière de 32 ans aux 53 sélections sous le maillot bleu. «Pour moi, c'est soit 15 jours de vacances, soit 35 ans. Ce n'est pas la même chose. Je suis arrivé ici rempli de certitudes et aujourd'hui j'ai l'impression d'avoir beaucoup de doutes. J'ai eu une conversation qui m'a juste indiqué où j'en étais.»

«J'ai l'impression que l'histoire se répète»

Cette torpeur qui étreint l'ex golden-boy du rugby tricolore est due à une discussion sèvers avec Bernard Laporte, après le premier test-match contre les Blacks
samedi dernier (11-42). «On a dit à Thomas qu'on n'était pas satisfait de sa prestation car au niveau individuel, il n'a pas fait d'action positive dans le match», a ainsi déclaré mardi l'entraîneur du XV de France. Et d'enfoncer le clou: «on ne peut pas passer une après-midi à ne pas gagner un duel en défense ou en attaque si on veut gagner la Coupe du monde. Thomas n'est pas blâmé. Il a encore l'occasion de prouver». C'est vrai qu'il y a mieux, comme mise en confiance.


Castaignède voit resurgir les fantômes d'un passé qui l'a toujours écarté du grand rendez-vous ovalo-mondial. L'ancien Toulousain n'a joué qu'un match de Coupe du monde dans sa carrière internationale entamée en 1995. C'était contre le Canada en ouverture de l'édition 1999. Trois jours plus tard, il déclarait forfait en raison d'une blessure à la cuisse gauche. En 2003, il a fait partie des déçus de la liste communiquée déjà par Bernard Laporte. «J'ai l'impression que l'histoire se répète», explique-t-il, sans toutefois baisser les bras. «Le rugby est fait de grandes joies et aussi de grandes déceptions, mais surtout pas de résignation».