« Entre ce tournoi et moi, c'est une belle histoire »

©2007 20 minutes

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Justine Henin

Victorieuse hier de Serena Williams (6-4, 6-3).

Votre choc face à Serena Williams était particulièrement attendu.

Il n'y a pourtant quasiment

pas eu de match...

J'étais agressive et concentrée, et la façon dont elle a joué m'importe peu à partir de ce moment-là. Les conditions ont joué en ma faveur puisqu'il y avait un peu de vent et que j'ai pu la faire beaucoup courir. J'étais sereine, même si je sais que c'est une combattante qui peut revenir à tout moment.

Vous avez une grande rivalité tennistique avec Serena.

Est-ce finalement votre victoire

la plus facile ?

C'est vrai qu'il y a eu moins de rebondissements que dans les matchs précédents. Je ne m'en plains pas, car nous avons toujours livré de belles batailles. Mais j'avais trop envie d'être au rendez-vous aujourd'hui, comme j'aurai envie d'y être jeudi.

A quoi attribuez-vous votre régularité à Roland-Garros,

où vous restez sur trois titres

en quatre ans ?

Le tournoi n'est pas encore fini, je compte encore avancer. La pression dans les Grands Chelems est différente. J'aime ça, j'aime ce type de situation, je trépigne d'impatience à l'idée de jouer les Grands Chelems.

La foule a clairement pris position en votre faveur...

Je ne peux pas nier que le public était derrière moi. Je me sens un peu comme chez moi sur le Central, et le public m'y aide. Mais il y a aussi beaucoup de Belges qui ont fait le voyage. C'est ce qui fait qu'entre moi et Roland-Garros, c'est une belle histoire. J'espère qu'elle va se poursuivre le plus longtemps possible.