Roland-Garros: Revers défaillant et occasions manquées à la pelle… Comment Tsonga a perdu une demi-finale largement à sa portée

TENNIS L’occasion était pourtant belle…

B.V.

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Tsonga à Rland-Garros le 5 juin 2015.
Tsonga à Rland-Garros le 5 juin 2015. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Quand il jettera un dernier coup d’œil sur sa carrière, au moment d’arrêter, Jo-Wilfried Tsonga se souviendra peut-être avec émotion de ce vendredi 5 juin 2015. Du jour où, bien dans son tennis et dans ses pompes, il a laissé filer une chance inouïe d’aller en finale de Roland-Garros. Car il n’y a d’autres mots pour le dire : le Français avait une occasion en or et il l’a loupée. Mal lancé dans la rencontre, après un début de premier set compliqué, il a lâché la première manche assez rapidement. Et ensuite, c’était tout pour lui.

Plus en jambe que son adversaire, visiblement moins gêné aussi par l’accablante chaleur (35°) du Central, il a franchement été meilleur. Mais il a lâché en quatre manches et 3h46 de jeu. Pourquoi ? Principalement parce qu’il n’a su saisir ses occasions. La stat est terrible : une balle de break convertie sur 17. Sur une bonne moitié d’entre elles, Wawrinka a servi le plomb pour écarter le danger. Sur les autres, Tsonga peut s’en vouloir. Capture d’écran des stats du match - Capture d’écran

 

 

Enfin, disons qu’il peut en vouloir à son point faible de toujours, le revers. Ciblé par le Suisse, il a encore beaucoup souffert et donné un paquet de points gratuits. En tout, 25 fautes directes et un nombre incalculables de retours trop faibles.

En face, sans être phénoménal, Wawrinka a au moins été réaliste. Un seul petit break au début du quatrième pour faire la différence et beaucoup de courage pour s’y accrocher. Rideau. Malgré le soutien tardif d’un Central toujours long à la détente, Tsonga manque une nouvelle chance d’accéder à la finale de Roland-Garros, deux ans après sa finale lourdement perdue contre David Ferrer. Mais cette fois-ci, il y a vraiment eu match et Tsonga n’a pas à rougir de sa performance. Mais il a tant à regretter.