Roland-Garros: Wawrinka, apprenez à le détester pour sa demi-finale contre Tsonga

TENNIS Le Suisse est un type sympathique, mais ce n’est pas une raison pour être derrière Wawrinka ce vendredi après-midi…

Julien Laloye

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Stan Wawrinka à Roland-Garros, le 24 mai 2015
Stan Wawrinka à Roland-Garros, le 24 mai 2015 — Christophe Ena/AP/SIPA

Stan, à 20 Minutes, on l’adore. Son jeu, son revers de rhinocéros en rut, son franc-parler, son humour, son compte Twitter, sa proximité, son bermuda de plage… A peine peut-on lui reprocher de ne pas être français, mais il n’y est pour rien, le pauvre. Mais comme on est aussi patriote et qu’on n’a justement pas vu de Français en finale de Roland depuis 1988, on vous donne quelques "tips" pour pouvoir détester Wawrinka sans honte ce vendredi face à Tsonga

>> Le match à suivre en direct comme-à-la-maison à partir de 12h30

La raison n°1 pour laquelle vous avez le droit de le détester cet après-midi : IL NOUS BAT TOUT LE TEMPS

Avant, Stan était un chic type abonné aux marathons, quelque part entre 15e et 20e mondial, pas plus dangereux que ça, bref rien qui puisse susciter autre chose que de l’indifférence polie. Sauf que ça, c’était avant. Depuis Roland-Garros 2011, le Suisse a décidé de nous pourrir la vie. Deux victoires en cinq sets face à… Tsonga et Simon et une remontada de dingo contre Ritchie en 2013 qui nous arrache encore les larmes rien que d’y penser. Et comment oublier ce week-end abominable de novembre où le type vient nous voler la Coupe Davis chez nous en roulant sur tout ce qui se présente en face de lui? A un moment, il faut savoir dire stop.

La raison n°2 pour laquelle vous avez le droit de le détester cet après-midi : Il nous bat tout le temps ET EN PLUS IL EST PAS SYMPA AVEC NOUS

Non content de nous humilier sur le terrain, pas plus tard qu’en début de semaine contre Gillou, Stan, autrefois le meilleur ami des Français sur le circuit, n’en finit plus de nous chambrer. Il avait même eu droit à un traquenard dans les toilettes de la CCI de Lille (pas très courageux au passage, nos mousquetaires) pour s’être un peu trop lâché après la victoire. Extrait : « J’ai dit avant la finale que les Français parlaient trop mais ce n’était que mon avis. Ils étaient prêts à partir à la guerre, comme ils ont dit. Mais à la fin, nous avons parlé sur le terrain avec la raquette et c’est ce qui a donné ce résultat. » Le mec se la pète un peu, avouons-le.

La raison n°3 pour laquelle vous avez le droit de le détester cet après-midi : C’EST UNE GRANDE GUEULE

Depuis que Monsieur fait partie du gratin du circuit, il a tendance à l’ouvrir un peu beaucoup. En début de quinzaine, il avait carrément demandé la peau d’un journaliste du site officiel du tournoi pour un papier bâti autour d’un rapprochement -il est vrai scabreux- entre le nom de son adversaire et celui de sa femme, dont il s’est séparé récemment. Et pourquoi pas une lapidation place des Mousquetaires, tant qu’on y est ? Et ce T-shirt, Stan, on en parle ? Le gars se ramène quand même sur les courts avec un T-shirt "Stan The Man". Comme si Gasquet se pointait avec "Richard plus fort que Mozart" ou Monfils avec "La Monf à Donf". Qu’est-ce qu’ils prendraient…

La raison n°4 pour laquelle vous avez le droit de le détester cet après-midi : Il a déjà gagné un Grand Chelem, IL FAUT LAISSER LA PLACE AUX AUTRES MAINTENANT

Del Potro, on avait eu du mal. Cilic, ça nous a carrément fait vomir. Stan, on avait pris sur nous, mais c’est vraiment parce qu’on l’aime fort. Tous les trois ont la particularité d’avoir gratté un Grand Chelem quand le big four avait le dos tourné. Bravo à eux, mais mille milliards de mille sabords, on ne peut quand même pas dire qu’ils soient meilleurs qu’un Monfils ou un Tsonga, si ? D’ailleurs Jo, un peu maladroitement, avait tout résumé en disant un jour qu’il « aurait plus mérité » que Stan de gagner un Grand Chelem. C’est le moment de le prouver mon grand.