Lopez, Mermoz et Médard exclus du XV de France par Saint-André

RUGBY Les trois joueurs ont été écartés par le sélectionneur…

Romain Baheux

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Camille Lopez et Maxime Médard, ici à Marcoussis en novembre 2013, font partie des grands absents de la liste de Saint-André pour la coupe du monde 2015.
Camille Lopez et Maxime Médard, ici à Marcoussis en novembre 2013, font partie des grands absents de la liste de Saint-André pour la coupe du monde 2015. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

« On fait une liste de trente-six, il y a donc forcément des déçus. » On ne contredira pas Philippe Saint-André mais parmi les absents de la sélection pour le stage de préparation à la Coupe du monde (1er septembre-31 octobre), certains ont quand même plus de raisons que d’autres de tirer la tronche. Tour d’horizon des principaux déçus.

Camille Lopez (Demi d’ouverture, Clermont, 9 sélections)

En trois mois, il est passé de numéro 1 à numéro 5. Titulaire lors de la tournée de novembre et au début du Tournoi des 6 Nations, Camille Lopez a dégringolé dans la hiérarchie des ouvreurs. Désormais devancé Trinh-Duc, Michalak et Talès, le Clermontois passe également derrière Jules Plisson, dont la blessure à l’épaule l’obligera à suivre des soins à Marcoussis. Ce qu’on lui reproche ? Ses très mauvaises performances cet hiver, notamment contre le pays de Galles, son faible rendement au pied et des performances moindres en club où Brock James lui était repassé devant. Le staff des Bleus assure que l’imbroglio entre l’ASM et le staff médical tricolore lors de sa blessure en mars n’a - promis juré - pas influé dans ce choix.

XV de France: «Il n’y a aucun critère extra-sportif dans cette liste», promet Philippe Saint-André

Pourquoi Philippe Saint-André l’a évincé : « Trinh-Duc est une évidence, il revient en forme. Talès connaît bien l’équipe de France et les systèmes. Frédéric Michalak est celui qui a donné le plus de garantie dans son rôle de buteur avec 80 % de réussite avec l’équipe de France et il a déjà disputé deux Coupes du monde. On a privilégié l’expérience. Camille est un peu blessé, il a besoin de retrouver de la sérénité. »

Maxime Mermoz (Centre, Toulon, 30 sélections)

Philippe Saint-André veut de l’expérience ? Il avait un candidat rêvé en la personne de Maxime Mermoz. Titulaire lors de la finale de la Coupe du monde 2011, le centre a aussi pour lui d’être un élément important de Toulon, champion d’Europe et de France en titre. Bref, plutôt solide mais pas suffisamment aux yeux de Philippe Saint-André, pas fan de son profil malgré sa titularisation lors du dernier match du Tournoi contre l’Angleterre. Ses relations avec le staff des Bleus, tendues par le passé, n’ont sûrement pas joué en sa faveur lors du choix final.

Pourquoi Philippe Saint-André l’a évincé : « Les autres sont devant lui sportivement. Il a été titulaire en fin de Tournoi car Fofana, Lamerat et Dumoulin étaient blessés. C’est un très bon joueur mais on peut aussi parler de l’absence de Jonathan Danty (Stade Français) qui fait des matchs de grande qualité aujourd’hui. »

Maxime Médard (Arrière-ailier, Toulouse, 41 sélections)

Vous aviez adoré ses fulgurances lors du Mondial 2011 ? Oubliez-les car vous n’êtes pas partis pour les voir sur les terrains anglais et gallois. Pour être francs, Maxime Médard n’a pas été spécialement exceptionnel entre-temps mais sa très bonne fin de saison avec Toulouse pouvait laisser penser à un retour en grâce au dernier moment. Sa polyvalence n’a pas suffi à l’inclure dans les plans tricolores. Saint-André a préféré miser sur la stabilité à l’aile avec Huget, un cadre incontournable, Nakaitaci et Guitoune, présents lors du dernier Tournoi. A l’arrière, Dulin et Spedding étaient indéboulonnables.

Pourquoi Philippe Saint-André l’a évincé : « On a choisi trois ailiers de métier avec Huget, Nakaitaci et Guitoune, sachant que Fofana ou Fickou sont également capables d’y évoluer en cours de match si besoin. La présence de nos deux arrières Dulin et Spedding est logique par rapport aux dernières équipes alignées, d’autant que Spedding est capable de réussir des pénalités à cinquante ou soixante mètres. »