Quelqu’un a-t-il des nouvelles de Guillermo Coria?

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Depuis qu’il est lancé, le blog de GrandChelem est victime d’un étrange phénomène qui chaque jour nous laisse songeur. Pas une journée ne s’achève sans qu’une bonne cinquantaine de nos lecteurs aient cliqué sur un article qui date d’il y a quatre mois, article planqué dans les profondeurs du site mais dont la seule originalité est qu’il traite de Guillermo Coria. Chaque jour on s’interroge. Mais pourquoi lui? Pourquoi pas Jennifer Capriati? Ou Monica Seles? Ou encore Martina Hingis? Ah non, elle est revenue.

Non, c’est Coria, toujours Coria, Guillermo Coria 50 fois par jour et c’est là l’occasion de comprendre la vraie popularité de ce joueur souvent chahuté par ses confrères tant pour son caractère de cochon que pour la réputation sulfureuse qu’avait entraîné son cas de dopage, mais hyper attachant du point de vue technique et tactique. Rares en effet sont les joueurs qui ont une main, même sur le circuit professionnel. On peut dès lors comprendre que s’installe une certaine nostalgie à repenser aux tours de cons que ce petit souriceau jouait aux plus grands. A commencer par Nadal qui, avant de s’effondrer contre Federer à Hambourg, avait reconnu que les 5 sets face à Guillermo à Rome en 2005 avait été sa plus chaude alerte sur terre battue. Il était donc déjà légitime en février dernier que nous posions la question : «Mais que devient Coria?» C’est comme ça que l’article s’intitulait. Nous tentions de répondre sans pourtant avoir grand-chose à se mettre sous la dent. Quelques bribes de déclarations des quatre entraîneurs qu’il avait épuisés en un an, quelques traces de glissades laissées sur quelques terrains d’entraînement argentin, une peau de chagrin.

Eh bien le mystère s’épaissit à mesure qu’un de ses compatriotes, et pas des moindres, vient de nous confier des nouvelles neuves lors de sa conférence de presse d’après match. C’est en effet un autre Guillermo, Canas, qui s’est collé à l’exercice pour percer l’opacité d’un joueur dont la rumeur dirait qu’il ne croirait plus tellement en son avenir de tennisman : «Je ne sais pas ce qui s'est passé pour Guillermo. Je me suis entraîné avec lui, il y a deux mois, après Miami. Il jouait très bien. Il semblait qu'il devait reprendre la compétition il y a un mois. Cela ne s'est pas passé. Je n’en sais pas plus.» Canas paraissait un peu embêté en nous disant tout ça.

Que faire? Que dire? Et si le bon Gaston (Gaudio) prenait son téléphon? Juste pour appeler son bon copain Coria? Lui parler de souvenirs heureux? La finale de 2004 par exemple? Voilà une riche idée pour pimenter l’ambiance un peu trop feutrée du Players Lounge cette année.

Appoline Celeste, Grand Chelem pour 20 Minutes

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