VIDEO. Giro: Cinq idées pas si folles pour que les courses à étapes redeviennent dingues

CYCLISME Parce qu’on adore le vélo mais qu’on a le droit de rêver quand même…

Antoine Maes

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Jacques Anquetil, accompagné de jean Stablinski, en juin 1965, au Vélodrome de Bordeaux.
Jacques Anquetil, accompagné de jean Stablinski, en juin 1965, au Vélodrome de Bordeaux. — AFP

C’est pas qu’on s’emmerde, loin de là. Mais quand le peloton s’élance pour trois semaines de Tour d’Italie, on sait peu ou prou ce qu’il va se passer. Contador va attaquer en montagne, Greipel va se régaler sur les sprints, la Sky et la BMC vont se bagarrer sur le contre-la-montre par équipes, et puis vous savez tout, ou presque. Pourquoi? Parce que le format des courses est plus ou moins figé depuis 40 ans. Parce qu’on adore la SF et le vélo, voici quelques petites idées pour pimenter un peu les Grands Tours. Pas si folles que ça.

Un contre-la-montre par équipe en descente (ou en montée)

Neuf gros moteurs lancés comme des avions, on connaît. Mais imaginez qu’on les lance sur un parcours plus accidenté? Un contre-la-montre par équipe en descente – ou en montée d’ailleurs, soyons fous – c’est l’assurance de niveler l’importance des très gros braquets, tout en privilégiant la technique. Alors oui, certains auraient des sueurs froides (suivez notre regard), mais devant nos télés, on adorerait.

Vous avez du mal à visualiser? Et bien prenez ça:

Mais faites-le faire sur ça:

L’élimination sur route

Marre des stratégies d’équipe parfaitement huilées? Vous allez kiffer la course par élimination. Le concept? L’étape se dispute sur un circuit (ça, ce n’est pas nouveau), et à chaque fin de tours, on élimine dix coureurs. L’idée existe déjà dans le cyclisme sur piste, puisque c’est une des épreuves de l’Omnium, et on se régale à chaque fois. La preuve.

Une étape marathon

Cette idée là est tout sauf neuve. Elle est même vieille comme le vélo. Aujourd’hui, la distance des étapes est souvent comprise entre 140 et 200km, avec parfois une petite folie poussée jusqu’à 250 km/h. Loin de nous l’idée de lâcher le peloton seul, de nuit et à la boussole. Mais avouez qu’une étape marathon de 500km, ça aurait de la gueule et ça rapprocherait les coureurs de leur réputation de forçat de la route. Une sorte de Bordeaux-paris des temps modernes.

Jacques Anquetil, accompagné de jean Stablinski, en juin 1965, au Vélodrome de Bordeaux. - AFP

 

Instaurer un relais

L’idée vous paraît débile? Pourtant, on vous entend moins sur les médailles françaises au 4 fois 100m, les exploits des Français dans les piscines ou les charges héroïques de la bande à Martin Fourcade. Imaginez un peu: on remplace le traditionnel contre-la-montre par des relais de 9 fois 10 kilomètres. Avec des départs du moins bien classé pour remonter jusqu’au leader dans la même équipe, mais en confrontation directe avec les concurrents. Ou un ordre de départ laissé à la discrétion du directeur sportif, qui pourrait faire son choix en fonction du terrain. Et l’adrénaline qu’on prendrait sur un championnat du monde.


Une arrivée nocturne

Bon, là, ça ne changerait pas grand-chose au format de la course. Mais qu’est-ce qu’on serait bien, au fond de notre canapé, au bout d’une longue soirée d’été, à se mater cette arrivée de l’Alpe-d’Huez à 23h. Le rosé serait frais, le cadre splendide et si le théâtre des opérations est bien éclairé, ça peut même être grandiose. En tout cas, ça l'est en Formule 1.

Formule 1 - Résumé du Grand Prix de Singapour