NBA: Tony Parker accumule les blessures et c'est San Antonio qui souffre

BASKET Parker grimace, les Spurs aussi...  

P.A., avec AFP

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Tony Parker en difficulté cette saison, le 23 février 2015.
Tony Parker en difficulté cette saison, le 23 février 2015. — Rick Bowmer/AP/SIPA

Cheville gauche tordue, contracture au tendon d'Achille droit, hématome à l'arcade sourcilière: en quatre matchs de play-offs Tony Parker a accumulé les pépins physiques. Son rendement et celui des Spurs, accrochés par les Clippers (2-2), s'en ressentent.

Après seulement quelques secondes de jeu lors du premier match des phases finales au Staples Center de Los Angeles le 19 avril, Parker s'est tordu la cheville gauche: résultat, il est passé complètement au travers de la première période, a fini le match avec 10 points et les Spurs se sont inclinés 107-92.

Il a manqué 14 matchs entre décembre et janvier

Rebelote dimanche devant son public. Cette fois, il a reçu un coup de coude involontaire de Matt Barnes au-dessus de l'œil gauche au bout de trois minutes de jeu. S'il a repris rapidement la rencontre et a marqué 18 points, le quadruple champion NBA n'a pas empêché une deuxième défaite des Spurs (115- 104). «On est déjà allés chercher des qualifications à l'extérieur, on a déjà remporté un match chez eux dans cette série», a rappelé le meneur français des Spurs, contrarié.

Son corps n'a pas attendu les play-offs pour le trahir: entre décembre et janvier, il a manqué 14 matchs à cause d'une douleur persistante aux ischio-jambiers et les Spurs ont alors traversé une zone de turbulences. Paradoxalement, Parker, bientôt 33 ans, avait pris soin pour préparer au mieux cette saison 2014-15 de se ménager pour la première fois depuis son arrivée en NBA un été sans compétition avec l'équipe de France.

«Il est de plus en plus agressif»

Exit donc la Coupe du monde 2014 en Espagne où la France a décroché la médaille de bronze, mais la malchance s'en est mêlée. Les Spurs ont terminé à une modeste sixième place de la conférence Ouest et la mission «back-to-back» - deux titres NBA consécutifs - a pris du plomb dans l'aile.

Tim Duncan, 39 ans et 18 saisons de NBA derrière lui, en a vu d'autres et est persuadé que son équipe peut venir à bout des Clippers, précisément grâce à Parker: «Il est de plus en plus agressif, il se sent de mieux en mieux, il crée beaucoup d'espaces par son jeu et cela va finir par payer dans cette série et pour le reste des play-offs». Dès le match 5 à Los Angeles ? Réponse dans la nuit de mardi à mercredi.