Monaco-Juventus: L'ASM quitte la Ligue des champions pleine de regrets

FOOTBALL Les Monégasques ont été stoppés par la grosse défense italienne (0-0)...

Nicolas Camus, à Louis-II
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Aymen Abdennour au duel avec Alvaro Morata, le 22 avril 2015
Aymen Abdennour au duel avec Alvaro Morata, le 22 avril 2015 — Michel Euler/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Monaco,

Frustrant, agaçant, et finalement si décevant… Jamais cette saison Monaco n’avait offert un match aussi plein que lors de ce quart de finale retour, mercredi soir, contre la Juventus. Mais ce petit but qui aurait remis les compteurs à zéro après la courte défaite de la semaine passée à Turin n’est jamais venu, et les Monégasques, qui ont fait souffrir les Italiens de bout en bout, ont dû se contenter d’un match nul aussi magnifique dans le contenu qu’inutile (0-0). C’est la Juve, qui n’aime rien tant que d’éliminer des clubs français en Coupe d’Europe, qui verra les demi-finales de la Ligue des champions, le mois prochain.

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Alors que l’on s’interrogeait sur la capacité de l’ASM, si souvent sans idées ni panache dans son stade Louis-II, à faire vaciller le monstre italien, elle a réussi à emballer la rencontre dès l’entame. Gros pressing sur le milieu italien, sous l’impulsion d’une paire Kondogbia-Moutinho énorme d’intensité, décalages et présence dans la surface, les ingrédients nécessaires à l’exploit étaient bien là. Mais ni la volée de Kondogbia tout près de la lucarne (5e) ni l’incursion de Silva, sur laquelle Bonucci a bien failli marquer contre son camp (15e), n’ont pu lui donner corps.

La Juve jamais sereine mais jamais dépassée

Pas aidés non plus par l’arbitre, qui aurait pu siffler une faute sur Kondogbia dans la surface (36e), les Monégasques ont fait avec leurs armes. En faisant entrer Berbatov dès la mi-temps à la place de Toulalan, Jardim a tenté d’apporter la petite touche technique à même de déstabiliser les lourdaux défenseurs centraux italiens. Cela n’a pas suffi. Si la Juve n’a perdu que quatre fois cette saison, dont deux lors de matchs pour du beurre, ce n’est pas un hasard.

Jamais sereine, mais jamais vraiment dépassée non plus, la Vieille Dame a fait valoir son expérience pour tenir. Leonardo Jardim avait dit avant la rencontre qu’il faudrait que ses joueurs fassent «le match parfait» pour passer. Il n’a été que très bon, malheureusement.