Monaco-Juventus: Même quand elle doit marquer, l'ASM «pense d'abord à bien défendre»

FOOTBALL L'ASM va devoir faire une chose compliquée: marquer...

Nicolas Camus

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Leonardo Jardim et Ayem Abdennour en conférence de presse, le 21 avril 2015.
Leonardo Jardim et Ayem Abdennour en conférence de presse, le 21 avril 2015. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Monaco,

Cette fois, Monaco va bien être obligé d’y aller. Battus 1-0 à l’aller à Turin, les Monégasques doivent gagner par deux buts d’écart -si l’on enlève l’hypothétique espoir d’une séance de tirs aux buts- face à une équipe qui n’a jamais concédé une telle défaite cette saison. Alors il va falloir attaquer, mettre le feu, asphyxier la défense italienne, apporter à ce match la touche de folie qui fait ces grands matchs de Ligue des champions... Ou pas du tout. Mardi soir en conférence de presse, Leonardo Jardim et Aymen Abdennour ont douché les espoirs de voir un Monaco joueur et libéré. «On doit marquer mais il ne faut pas perdre la tête, justifie le coach de l’ASM. Notre adversaire est très expérimenté, si on perd la tête, on aura des désillusions.»

Les questions sur le stade qui sera plein, la possible association Martial-Berbatov dès le coup d’envoi, les derniers matchs à domicile pauvres en occasions (deux petits buts marqués contre Saint-Etienne, Montpellier et Rennes), rien n’y a fait. Le taiseux Portugais n’a pas dévié de sa ligne. «Nous devons accomplir le match parfait pour passer, ça passe par une bonne organisation défensive comme nous y sommes habitués depuis quelque temps maintenant.»

Plus efficace sur la pelouse?

Pour tenir la ligne, Jardim peut compter comme toujours sur son défenseur en chef, Ayem Abdennour. Le Tunisien est au micro comme sur le terrain: sec et efficace. Des réponses en une phrase, où il est question «d’être intelligent et de d’abord bien défendre», de «bien sûr être patient» et de «tout faire pour passer». Tout un programme.

Mais ils y croient, quand même, à cette victoire qui serait un bel exploit? Bien cachés, quelques motifs d’espoirs affleurent. «On a une grande qualité collective. La Juve une des meilleures équipes du monde, mais on a de très bons joueurs, à tous les postes. Et pour eux, ça peut aussi être dur. Si on marque, ça devient du 50-50», avance le défenseur tunisien. Pour en savoir plus sur les intentions des Monégasques, leurs doutes, leurs espoirs avant le plus grand rendez-vous de leur jeune carrière, il faudra donc revenir mercredi soir, sur les coups de 20h45. C’est encore sur la pelouse qu’ils s’expriment le mieux.