Laurent Blanc et Javier Pastore en conférence de presse, le 20 avril 2015.
Laurent Blanc et Javier Pastore en conférence de presse, le 20 avril 2015. — ADELANTADO/MARCA/SIPA

FOOTBALL

VIDEO. Barcelone-PSG: Pourquoi Blanc et Pastore y croient quand même un peu

Les Parisiens n’ont pas abandonné tout espoir de qualification mardi au Camp Nou malgré la défaite du match aller (1-3)…

De notre envoyé spécial à Barcelone

Ils sont arrivés le pas léger, gais comme des pinsons. Javier Pastore et Laurent  Blanc ont rivalisé de sourires lundi dans le centre de presse du Camp Nou. Comme vous, comme nous, ils n’y croient pas plus que ça après le lourd revers du match aller, mais puisqu’il faut bien se présenter sur la pelouse quand même «et qu’ils n’ont plus rien à perdre », le milieu argentin et l’entraîneur parisien ont trouvé quelques (maigres) raisons de croire à l’exploit.

Un effectif un peu moins rachitique

Le forfait surprenant de Thiago Silva, annoncé partant malgré sa blessure au match aller, a un peu assombri le tableau, mais tout de même, le PSG va récupérer deux joueurs et non des moindres : son meilleur attaquant, Ibrahimovic, et la caution technique de son milieu de terrain, Marco Verratti. «Deux joueurs fondamentaux pour le jeu que nous avons», a souligné Pastore, un peu seul au milieu du désert au Parc des Princes. La forme du Suédois, inactif depuis dix jours, inquiète un peu, mais Laurent Blanc assure que l'unique buteur parisien au Camp Nou en phase de poule attend ça avec impatience. «C’est un joueur qui ne doute jamais ou alors il ne le montre pas. Il s’est entraîné tous les jours depuis Bastia et je vous assure qu’il est dans une très grande forme. Je retrouve le joueur qu’on avait l’année dernière avec des appuis très vifs. C’est de bon augure. Le match aller nous a mis en grande difficulté, mais on n’était pas dans les meilleures dispositions pour faire un résultat. Là, j’attends de voir.» Sous-entendu, cette fois, je vais pouvoir aligner autre chose que mon équipe B. A deux Thiago près.

L’exemple de Valence

Samedi dernier, pendant le PSG domptait Nice à l’usure, le Barça ramait comme pas possible face à Valence. Une victoire au bout, certes (2-0), mais surtout l’impression que les coéquipiers de Feghouli auraient pu facilement en planter trois ou quatre avant le repos avec un peu de réussite. Pastore, en spectateur attentif, a retenu quelques consignes : «Nous avons besoin de marquer beaucoup. On ne peut pas leur laisser la balle autant que d’habitude. Un peu comme Valence, il faudra essayer d’être le plus longtemps possible près de leur but, et pas du nôtre.»  Laurent Blanc aussi, a jeté un œil au match de samedi, mais il n’en fait pas tout à fait la même analyse: «Valence a peut-être donné l’exemple, mais il ne faudrait pas oublier que Barcelone avait joué trois jours avant. Dans l’idéal, il faudrait aller les chercher très haut, mais personne ne sera au top, ni eux ni nous, en jouant tous les trois jours depuis un mois. Mon équipe ne pourra pas mettre une pression physique pendant 60-70 minutes.» Essayons une mi-temps, pour commencer, ça ne mange pas de pain.

L’effet de surprise

On ne va pas se mentir, en Catalogne, personne ne craint un quelconque retournement de situation. Luis Enrique a fait semblant de la jouer modeste un peu plus tôt dans la journée, mais il n’a trompé personne. Les journalistes locaux, eux, n’avaient qu’une idée en tête: amener Pastore à parler de Messi, son niveau, sa santé, sa coupe de cheveux, son transit intestinal, mais pour ce qui est du match, hein, c’est comme si c’était fait. Autant dire que le PSG a un boulevard pour créer une énorme surprise mardi soir, à condition que ça se goupille bien: «Je pense qu’on aura la possibilité de marquer des buts, j’en suis convaincu, souligne Blanc. Le problème, c’est de ne pas prendre de buts. Ici, c’est presque impossible [le Barça a perdu deux fois 1-0 en Liga cette saison et personne ne lui a marqué 3 buts depuis le Bayern en avril 2013]. Faisons-le match que l’on doit faire, voyons le déroulement et prouvons qu’on peut faire un résultat ici.» Sur un malentendu, comme dirait l’autre.