Ivan Basso avoue ses bassesses

S.A

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Le cycliste Ivan Basso à sa sortie du Comité olympique italien, ce lundi à Rome.
Le cycliste Ivan Basso à sa sortie du Comité olympique italien, ce lundi à Rome. — DR

De la repentance dans le milieu de la petite reine. C'est une petite révolution dans le monde du cyclisme: l'Italien Ivan Basso a admis lundi son implication dans l'affaire de dopage sanguin Puerto auprès du comité national olympique italien (CONI).

«Il a largement reconnu ses responsabilités concernant l'opération Puerto», a annoncé le Coni dans un communiqué en précisant que le coureur s'est présenté spontanément. Et d'ajouter que Basso avait fourni «la collaboration maximale pour éclaircir les faits concernant son implication».

«Ne le laissez pas seul»

Premier à réagir, le président de la Fédération italienne de cyclisme se félicite; «Ivan fait exactement ce que tous avaient demandé à Pantani et que Marco n'avait pas fait. Aujourd'hui, je vous le demande au nom du cyclisme, ne le laissez pas seul».

Le 30 avril dernier, Basso a résilié son contrat avec l'équipe Discovery Channel, en expliquant qu'il ne voulait pas que son équipe et ses coéquipiers «payent pour les conséquences d'une question qui ne regarde que moi». Les noms d'une cinquantaine de coureurs cyclistes, entre autres celui de Basso, ont depuis été cités. Mais jusqu'à présent un seul coureur, l'Allemand Jan Ullrich, a été identifié par le biais de l'ADN à la suite d'une plainte déposée en Allemagne à son encontre. La loi italienne prévoit la possibilité d'une réduction de peine pour ceux qui collaborent avec la justice.