VIDÉO. Ligue des champions: Pourquoi ce serait nul d’avoir un PSG - Monaco en quarts de finale

FOOTBALL Le tirage au sort aura lieu vendredi et les deux clubs français peuvent tomber l'un contre l'autre...

Nicolas Camus

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Le PSG et Monaco se sont affrontés en quarts de finale de Coupe de France (2-0 pour Paris) le 3 mars 2015.
Le PSG et Monaco se sont affrontés en quarts de finale de Coupe de France (2-0 pour Paris) le 3 mars 2015. — J.E.E/SIPA

On y croyait un peu mais on n'osait pas le dire trop fort. Finalement, c'est bien avec le torse bombé que le foot français regardera le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions, vendredi midi à Nyon (Suisse). Pour la troisième fois seulement de l'histoire, après 2004 (Monaco et Lyon) et 2010 (Lyon et Bordeaux), les noms de deux clubs français figureront parmi les huit petites boules placées dans l'urne. En espérant que cela ne se passe pas comme il y a cinq ans, lorsque le sort avait placé Lyonnais et Bordelais sur la même route. Pourquoi? Parce que...

... Un quart de finale de C1 n'est pas fait pour se transformer en vulgaire match du dimanche soir

Imaginez le scénario fou de Chelsea-PSG mais à Louis-II, avec Thiago Silva qui prend le dessus sur Adbennour pour placer son coup de boule victorieux et Laurent Blanc qui savoure son triomphe sur Leonardo Jardim. Ça ne fait pas le même effet hein? Et bien voilà, c'est aussi simple que ça. Un quart de finale de Ligue des champions, ce sont des émotions que l'on ne peut ressentir que contre de grands clubs étrangers, dans des ambiances suffocantes, où notre petit coeur de Français peut battre fort quelle que soit l'équipe sur la pelouse pour se dire à la fin «Ah, ça fait toujours plaisir de battre les Anglais/Allemands/Espagnols/Italiens/Portugais» (rayez les mentions inutiles). Non, en vrai, ce match retour entre Bordeaux et Lyon, qui s'en souvient vraiment?

... S’il doit y en avoir un, c’est en finale

Le gros avantage d'avoir deux clubs en quarts, c'est quand même ça. Quatre soirées de folie et non pas deux, avec le doux espoir que l'aventure se prolonge le plus loin possible. Et la seule raison valable pour laquelle on pourrait accepter que le PSG et Monaco se rencontrent en Europe, c'est parce qu'il n'y aurait plus le choix. Une «Coupe aux grandes oreilles» qui daigne faire un tour en France, ce n'est quand même pas si fréquent.

... Leurs confrontations en Ligue 1 cette saison n'ont pas vraiment été emballantes

Et encore, c'est un euphémisme. Le match aller, début octobre au Parc (1-1, 9e journée), a été symbolique du début de saison des Parisiens, dominateurs mais incapables de se mettre à l'abri et qui finissent par se faire punir. Le retour, au début du mois (0-0, 27e journée), a failli faire partir Christophe Dugarry sur une île déserte pour être sûr ne plus avoir à commenter un match de Monaco. Car en plus les attaquants parisiens étaient dans un de leurs soirs où ils trouvent plus marrant de viser le gardien que les filets.

... Même les dirigeants n’en veulent pas

Vadim Vasilyev est un homme averti. Longtemps trader dans une entreprise de fertilisants, il sait ce qui est bon ou pas pour faire la croissance. Et pour le football français, un Monaco-PSG n'est pas préconisé. «Ce serait dommage, a-t-il expliqué mercredi soir. Ce serait plus intéressant avec une autre affiche. Pour le football mondial, ce serait plus passionnant, et pour le football français, il faut espérer que les clubs français aillent le plus loin possible. Pas que l’un élimine l’autre.» Sans parler de l'indice UEFA, n'est-ce pas Jean-Michel Aulas?