Le PSG rate une belle occasion

©2007 20 minutes

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Déçus mais pas trop. Telle était la teneur du discours de Paul Le Guen et de ses joueurs après le match nul concédé samedi après-midi face à Lyon (1-1). En égalisant, « à la lyonnaise », à la 94e minute, le champion de France a ainsi repoussé d'une journée l'officialisation du très probable maintien du PSG, lequel possède

7 points d'avance sur Troyes, premier relégable, à trois journées du terme.

Sur le coup, les joueurs de la capitale, qui évoluaient à onze contre dix depuis dix minutes après la blessure de Fred, ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Un contre mal joué par Clément Chantôme, un ballon perdu par David N'Gog et Sidney Govou s'en allait centrer pour Juninho, dont la reprise de la tête plongeante trompait Mickaël Landreau. « C'est dommage car une victoire nous aurait soulagés. Mais l'essentiel était de ne pas perdre », expliquait après coup Bernard Mendy, passeur décisif sur le bijou de but signé Edouard Cissé après le repos. « La balle arrive au deuxième poteau. Je réussis l'enchaînement amorti poitrine et frappe du gauche, analysait avec le sourire le milieu parisien, déjà buteur une semaine plus tôt contre Toulouse. Avec le recul, on prend un bon point. On aurait peut-être même signé pour un tel résultat avant le match. »

La performance d'ensemble des Parisiens, très moyenne en comparaison de leurs précédentes sorties, accrédite volontiers la thèse de Cissé. « Je crois qu'ils nous ont trop respectés », assurait Gérard Houllier, entraîneur d'un Lyon plus vraiment affamé mais toujours aussi maître de ses fins de match cette saison face à Paris. « Le scénario est évidemment rageant, mais je pense qu'on va s'en sortir, concluait son prédécesseur Paul Le Guen, qui prépare déjà le déplacement d'après-demain à Nice. Il faut que les joueurs restent mobilisés. »