PSG-Chelsea: Paris a été magique

FOOTBALL Paris a sorti Chelsea ce mercredi soir au terme d'un match de folie...

Julien Laloye

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Chelsea - PSG, le 11 mars 2015.
Chelsea - PSG, le 11 mars 2015. — IAN KINGTON / AFP

De notre envoyé spécial à Londres,

Une prouesse colossale. Improbable, inoubliable, inimaginable, choisissez les superlatifs que vous voulez. Le PSG de l’ère qatarie est entré mercredi dans la grande histoire européenne du club, en se qualifiant après prolongations à Stamford Bridge pour les quarts de finale de la C1 (2-2 après prolongations), avec une capacité de résilience à couper le souffle.

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La revanche de 2014

Franchement, surmonter autant d’éléments défavorables en une soirée, il fallait le faire. L’arbitrage, notamment. L’expulsion directe d’Ibrahimovic à la demi-heure de jeu fut un beau travail d’équipe: de Mourinho en conférence de presse la veille, en passant par Oscar, qui s'est écroulé comme s’il avait reçu une bombe à neutrons sur la tête. Et la main de Thiago Silva en prolongations, si elle y était, d’accord, pouvait tout à fait s’oublier discrètement. Mais il n’y avait rien d’assez injuste pour abattre les Parisiens. Ni la maladresse énorme de Cavani, qui n’avait plus qu’à la pousser au fond après son crochet sur Courtois (60e), ni les deux buts des Blues aussi évitables l’un que l’autre, ni le fait de devoir tenir un match entier avec un joueur de moins.

Dominateurs, fidèles à leur identité de jeu, cette fois, les hommes de Laurent Blanc -irréprochable dans son coaching- ont sans cesse acculé une équipe de Chelsea poltronne au possible. Et ce sont ses deux défenseurs centraux brésiliens qui l’ont porté jusqu’à cet immense exploit. Deux têtes, qui avaient toutes deux un air de Kombouaré contre le Real en 93. Surtout la deuxième, celle de Thiago Silva, à un peu plus de cinq minutes de la fin, presque comme le tibia de Demba Ba l’an passé. Il y a des revanches particulièrement délicieuses, non?