« Le succès ne s'achète pas »

©2007 20 minutes

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Ralf Schumacher

Pilote Toyota.

Seriez-vous favorable

à l'idée émise par Bernie Ecclestone d'organiser

le Grand Prix de France

à Paris ?

D'un point de vue international et sur le plan de l'image, il est clair que c'est une bonne idée. Beaucoup de gens considèrent que le tracé de Magny-Cours est ennuyeux, mais moi je dois avouer que j'y ai eu de bonnes sensations (pole position et victoire en 2001 au volant d'une Williams). J'apprécie ce circuit, il me manquera.

Vous êtes membre

du syndicat des pilotes

de F1. Vous n'avez pas votre mot à dire pour ce genre

de décision ?

La fédération internationale automobile nous concerte pour tout ce qui concerne la sécurité, notamment lorsque nous allons courir sur de nouveaux circuits. Mais il faut reconnaître que la FIA fait

un bon travail sur un plan plus commercial, donc ils n'ont pas trop besoin de nous pour ce genre de décision.

Après trois Grands Prix,

vous êtes seulement 11e du Championnat avec un point. C'est une situation difficile...

Oui, difficile est le mot qui convient le mieux (sourire). En Australie, c'était plus ou moins bien (il finit 8e), mais à Bahreïn (15e) et en Malaisie (12e), ça n'a clairement pas été bon. Nous travaillons sur des réglages afin de faire progresser cette voiture et je suis certain que cela finira par aller mieux.

Comment expliquez-vous que Toyota, qui a investi plusieurs centaines de millions de dollars, n'ait pas gagné la moindre course ?

En fait la réponse est très simple. En Formule 1, le succès ne s'achète pas.

Vous avez débuté en F1

il y a dix ans. Serez-vous toujours dans ce milieu

dans dix ans ?

C'est une question difficile. Je crois qu'il y a une addiction à la Formule 1, donc je vais dire oui. Mais je ne sais pas quelle sera mon implication. Mon avenir immédiat, c'est de piloter. Mon contrat avec Toyota s'achève cette saison et je ne sais pas ce que je vais faire en 2008. Pour l'instant je veux seulement prendre des bons départs.

Aimeriez-vous que votre fils, David (5 ans) fasse de la F1 ?

Je ne sais pas. S'il décide de se lancer dans cette carrière, il pourra compter sur mon soutien. Mais heureusement, je pense qu'il fera quelque chose de mieux (rires).

Puisque l'on évoque

votre famille, pensez-vous qu'un come-back de Michael soit possible ?

En tant que pilote, je ne crois pas. Car Michael aurait tout à perdre à faire son retour en Formule 1. S'il gagnait, tout le monde trouverait ça normal, mais s'il perdait, alors là... Mais comme patron d'une écurie ou à un poste à responsabilité, pourquoi pas ?