L'affaire Barthez loin d'être tirée au clair

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Beaucoup de bruit pour rien ? L'agression présumée de Fabien Barthez samedi soir à la Beaujoire, après le revers des Canaris contre Rennes (0-2), n'avait toujours pas fait hier l'objet de plainte, selon des sources judiciaires et policières nantaises. Aucune enquête préliminaire n'a donc été ouverte par le parquet de Nantes, contrairement à ce qui avait été annoncé. « On ne va pas enquêter sur une affaire qui n'existe pas, lâche un magistrat. Pour l'instant, le seul témoignage fiable dont on dispose est celui d'un policier. Il n'a assisté à aucun échange de coups. » Selon lui, le départ précipité de Fabien Barthez après cet « accrochage verbal » ressemble donc de plus en plus à un « effet d'aubaine ». Sa Porsche, garée intacte dans l'enceinte de la Jonelière mardi, appuie aussi la thèse d'une incident bien utile pour justifier sondépart.

Contacté, l'avocat de Fabien Barthez était injoignable hier après-midi. Lundi, Philippe Pech de Laclause avait pourtant annoncé à l'AFP qu'il allait porter plainte « dans les jours qui viennent auprès du procureur de la République de Nantes ». « Ils ont ouvert la porte, agressé Fabien Barthez en lui donnant des coups de pied et menacé de mort », avait raconté l'avocat. Selon lui, ces personnes s'en seraient également pris à la famille du gardien de but, en menaçant de se rendre chez lui. « Il ne s'agit pas d'une altercation entre Fabien Barthez et des supporteurs, mais d'une véritable agression préméditée et planifiée menée par une dizaine d'individus », avait notamment affirmé Pech

de Laclause.