VIDEO. Comment Rudy Gobert est devenu l’un des joueurs les plus spectaculaires de NBA

BASKET Pour sa deuxième saison en NBA, le pivot français est en train de se forger une petite réputation...

Nicolas Camus
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Rudy Gobert lors du match entre les Jazz et les Bucks, le 3 mars 2015.
Rudy Gobert lors du match entre les Jazz et les Bucks, le 3 mars 2015. — Brandon Dill/AP/SIPA

Joakim Noah n’est pas motivé pour jouer sous le maillot de l’équipe de France? Pas grave, Rudy Gobert est dans la place. Monstrueux mardi soir contre Memphis, contre qui il a pris 24 rebonds – nouveau record en carrière – et inscrit 15 points, le jeune pivot des Utah Jazz (23 ans en juin prochain) montre cette saison à la NBA de quoi il est capable. Troisième meilleur contreur de la Ligue, et même premier proportionnellement à son temps de jeu, l’homme aux 2,38m d’envergure en impose. «Pas dans la maison de Rudy Gobert», on a dit!

Déjà, pour sa première saison dans la Ligue nord-américaine l’an dernier, il avait commencé à montrer l'étendue de son potentiel.



Cette saison, Gobert confirme tout le bien que les observateurs pensent de lui. Motivé à l'idée de faire son trou chez les Jazz, le Français a frappé fort dès la Summer League, ce tournoi de pré-saison où les rookies et autres jeunes joueurs habitués au banc ont l'occasion de se mettre en valeur.



Le staff d'Utah lui fait désormais confiance, et Gobert est devenu un joueur qui compte dans la raquette. Même le grand LeBron James le sait, après s’être frotté de trop près aux 2,18m du pivot français début novembre.



Opposé à son glorieux compatriote Tony Parker le 18 janvier, il a sorti une prestation XXL (13 points, 18 rebonds, 4 contres). De nouveau impressionnant quelques semaines plus tard, il avait fait dire à Tim Ducan: «Il a beaucoup d'influence sur le jeu. Il protège le cercle, fait des blocs et réparent les erreurs des autres. Il a été très bon pour son équipe avec ce nouveau bon match. Il progresse». Si ça ce n'est pas un hommage...



Bon défenseur, le «French animal» sait aussi mettre quelques paniers qui ont fait se lever les foules. Il ne lui reste plus qu'à augmenter sa moyenne de points.



Ses performances cette saison lui ont permis de participer au «Rising star challenge» (le «match des étoiles montantes») lors du dernier All Star Game, en février. Il en a profité pour sortir sa spéciale, le «je contre puis je cours pour aller écraser un dunk» sur la même action. Ce qui a inspiré les commentateurs, inventeurs d'un «Don’t / Go / Bert» qui pourrait faire école.



Les Lakers l’ont également expérimenté il y a deux semaines.

Rudy Gobert with volleyball spike block off the glass and the dunk on the other end. #LALatUTA https://t.co/WJy2W5XFht
— Jeremiah Jensen (@JJSportsBeat) 26 Février 2015

 

BONUS

Parce qu'il était impossible de ne pas le mettre dans cette compilation, on rajoute pour le plaisir la bâche sur Pau Gasol en fin de match lors du mythique France-Espagne, en quart de finale du Mondial en septembre dernier (avec le trois points de Thomas «donne-moi ton short» Heurtel derrière). «Get back Pau Gasol, get back !»